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Le Gabon renégocie avec la Chine l'exploitation des mines de fer de Belinga

07/06/2012 10:54 EDT | Actualisé 07/08/2012 05:12 EDT

Le Gabon renégocie avec la Chine les conditions de l'exploitation de l'important gisement de fer de Belinga (nord-est du Gabon) tout en n'écartant pas d'autres partenaires à l'avenir, a annoncé jeudi le Premier ministre gabonais Raymond Ndong Sima.

"Le dossier sur Belinga est à l'examen de nouveau car il est apparu que les conditions initialement retenues n'étaient pas tout a fait satisfaisantes. Des discussions ont lieu. Elles visent à améliorer la mise en route de ce projet et sont ouvertes. Les discussions ont lieu avec le partenaire traditionel (la Chine)", a affirmé le Premier ministre en place depuis 100 jours lors d'une conférence de presse.

"Si elles n'aboutissent pas de facon satisfaisantes, elles pourraient conduire l'Etat à une relance véritable du dossier mais nous n'en sommes pas là. Nous en sommes à la visite des textes et documents qui ont été signés dans le passé", a-t-il expliqué.

L'Etat gabonais tente de lancer l'exploitation du gisement présenté comme "un des plus grands inexploités au monde" avec "un milliard de tonnes de fer" ainsi que de nombreux autres minerais mais se heurte à l'importance des investisssement nécessaires en plus des infrastructures minières. Il faut notammment un barrage pour l'électricité, une ligne de chemin de fer d'au moins 300 km (voire 550 km selon les options) traversant un relief difficile voire un port en eaux profondes. L'investissement total a été estimé à 2.000 milliards FCFA (3 milliards d'euros).

Une convention avait été signée avec le consortium chinois Compagnie minière de Bélinga (Comibel) puis rénégocié en 2008 sous la pression des organisations gabonaises de défense de l'environnement ainsi que de lutte contre la corruption.

En juin 2010 l'exploitation a été attribuée à China national Machinery and Equipement import and export Corporation (CMEC).

En avril, le voyage du président Ali Bongo en Australie avec une visite du géant minier BHP Billiton, déjà présent au Gabon, avait alimenté la rumeur de l'octroi du gisement au minier australo-anglais.

De source proche du gouvernement gabonais en janvier, les autorités avaient aussi "consulté (les Brésiliens de) Vale, (le groupe français) Eramet et d'autres".

pgf/lpm/aub

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