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La situation en Syrie, "affront à la dignité humaine" (Maison Blanche)

07/06/2012 01:03 EDT | Actualisé 07/08/2012 05:12 EDT

La Maison Blanche a condamné jeudi le nouveau massacre "révoltant" commis dans la province de Hama en Syrie et le refus des autorités de Damas de laisser enquêter l'ONU, estimant qu'il s'agissait d'un "affront à la dignité humaine".

"Les Etats-Unis condamnent dans les termes les plus forts les meurtres ciblés révoltants de civils, dont des femmes et des enfants, à Al-Koubeir dans la province de Hama, comme l'ont rapporté de nombreuses sources dignes de foi", a affirmé le porte-parole du président Barack Obama, Jay Carney.

"Cela, et le refus du régime syrien de laisser des observateurs de l'ONU entrer dans la zone pour vérifier ces informations, constituent un affront à la dignité humaine et à la justice", a indiqué M. Carney dans un communiqué.

"Il n'y a aucune justification possible pour le refus continuel de ce régime de respecter ses obligations aux termes du plan (de paix de Kofi) Annan", a ajouté M. Carney, selon qui le refus du président syrien Bachar al-Assad "d'endosser la responsabilité de ces actes effroyables n'a aucune valeur et ne fait que souligner la nature illégitime et immorale de son pouvoir".

"L'avenir de la Syrie sera déterminé par les Syriens, et la communauté internationale doit faire preuve de solidarité pour soutenir leurs aspirations légitimes", a encore dit le porte-parole de M. Obama.

Au moins 55 personnes ont été tuées dans un nouveau massacre dans la province de Hama, a indiqué jeudi à l'AFP le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.

Selon lui, six autres personnes ont été tuées mercredi dans un autre village agricole proche d'Al-Koubeir.

Le 25 mai, le massacre d'au moins 108 personnes, dont 49 enfants et 34 femmes, à Houla dans la province de Homs (centre), avait provoqué un tollé international. La rébellion et le régime se sont rejeté la responsabilité, alors qu'un haut responsable de l'ONU a dit que "de forts soupçons" pesaient sur les milices pro-régime.

Plus tôt jeudi à Istanbul, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton avait qualifié le dernier massacre commis en Syrie "d'inadmissible" et affirmé que le président Assad devait partir.

tq/sam

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