Le premier ministre canadien Stephen Harper a rencontré jeudi matin le président français François Hollande, à Paris, où ils ont discuté principalement des questions internationales et de l'économie européenne.

Concernant la crise de la dette dans la zone euro, particulièrement en Grèce, le premier ministre canadien a une vision différente de celle du nouveau chef d'État français.

Stephen Harper a d'ailleurs estimé en début de semaine « qu'on se rapproche de plus en plus de la fin de la piste d'atterrissage » et que le temps commençait à manquer pour régler la situation.

Le Canada mise sur un contrôle strict des dépenses, alors que la France veut augmenter les dépenses de l'État. À ce propos, Stephen Harper a indiqué qu'il fallait d'abord restaurer la confiance des marchés pour que la croissance redémarre.

Par ailleurs, les deux hommes ont profité de leur rencontre à l'Élysée pour préparer le sommet du G20, qui se tiendra à la fin du mois au Mexique. « Nous partageons ce double principe : nous devons avoir plus de croissance, mais pour avoir plus de croissance, il faut aussi plus de stabilité, c'est ce qui sera discuté au G20 », a déclaré François Hollande, le seul à s'être exprimé dans la cour du palais présidentiel à l'issue de l'entretien.

La rencontre entre les deux hommes aura duré environ 45 minutes. En plus de discuter des relations entre la France et le Canada, Stephen Harper et François Hollande ont également abordé la question des préparatifs du sommet sur le développement durable de Rio, ainsi que la situation en Syrie, en Iran et au Sahel.

Stephen Harper s'entretenait avec le nouveau président français pour la seconde fois. Les deux hommes avaient eu l'occasion de discuter aux États-Unis, au récent sommet des pays du G8.

Avant son passage à Paris jeudi, le premier ministre canadien s'est rendu au Royaume-Uni cette semaine pour le jubilé de diamant de la reine Élisabeth II.