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GP du Canada - Ferrari et Massa lancent le marché des transferts

07/06/2012 01:36 EDT | Actualisé 07/08/2012 05:12 EDT

Ferrari est en train de lancer, sans le vouloir vraiment, le marché des transferts en Formule 1, en raison des performances décevantes du Brésilien Felipe Massa et de ses déclarations cette semaine, avant le Grand Prix du Canada prévu dimanche sur le circuit Gilles-Villeneuve, à Montréal.

Interrogé jeudi en conférence de presse, Massa, en fin de contrat, n'était pas à l'aise et ça s'est vu: "Après le mois d'août, on commencera à regarder ce qui va se passer dans le futur. Je n'ai pas dit que j'allais quitter Ferrari, j'ai dit que si je devais aller dans une écurie plus petite, je prendrais le temps d'y réfléchir", a lâché le Brésilien, 6e à Monaco fin mai, son meilleur résultat de la saison.

"Il n'y a pas de quoi être heureux en finissant 6e, mais j'avais un bon rythme tout le week-end, je me sens bien dans la voiture et les améliorations que nous avons apportées conviennent mieux à mon style de pilotage", a ajouté Massa, 14e du championnat à 66 points du leader, son coéquipier Fernando Alonso.

Beaucoup de journalistes n'attendront pas le mois d'août pour tenter d'en savoir plus, sachant que le baquet de Massa pourrait être le point de départ d'un jeu de chaises musicales au sein des écuries de pointe, avec comme nouveau candidat pour le remplacer l'Australien Mark Webber, en fin de contrat chez Red Bull.

L'hypothèse Sergio Pérez vient en effet d'être balayée par Luca di Montezemolo, le patron de Ferrari, pour qui le jeune Mexicain, âgé de 22 ans et issu de la filière italienne, n'a pas encore assez d'expérience pour devenir titulaire de la Scuderia.

Alan Jones, le dernier champion du monde australien, en 1980 dans une Williams, a lancé le mouvement en imaginant Webber chez Ferrari, aux côtés de son ami Alonso, comme un couronnement de sa carrière, à 35 ans, dans l'euphorie de sa 2e victoire à Monaco, fin mai.

"Mark a déjà fait l'une des deux choses que la plupart des pilotes de F1 souhaitent réussir dans leur carrière: gagner à Monaco", souligne Jones. "L'autre, c'est piloter pour Ferrari. C'est très prestigieux et très bon pour le CV. Il s'entend extrêmement bien avec Alonso, donc peut-être que ce serait une bonne solution", a lancé Jones.

Webber a aussitôt réagi, en grand sage qui en a vu d'autres depuis ses débuts en 2002, dans une modeste Minardi: "Ca arrive toujours à ce moment de l'année, mais il est très rare que des décisions majeures soient prises aussi tôt (dans la saison). Pour le moment, je me concentre sur le titre mondial".

L'autre grand sujet de radio-mercato en ce moment, c'est le contrat de Lewis Hamilton chez McLaren. Le champion du monde 2008, pur produit de la filière anglaise, n'a pas encore gagné en 2012 mais il est beaucoup plus constant et 4e du championnat. Il serait en train de négocier une prolongation de contrat entre 20 et 25 millions d'euros par an, sur cinq ans.

Là encore, aucune confirmation possible mais Lewis, lui aussi en fin de contrat, avait indiqué, dès le début de saison, qu'il aimerait bien être fixé assez vite sur son avenir, sans attendre forcément la fin du mercato estival. S'il signe un nouveau bail, il sera aux côtés de Jenson Button jusqu'à fin 2014, au moins, car l'autre pilote McLaren n'est pas en fin de contrat. A suivre.

dlo/jde

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