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Euro-2012 - La gazette: De Varsovie à Kiev

07/06/2012 12:34 EDT | Actualisé 07/08/2012 05:12 EDT

Barbus. Depuis le début de l'Euro, les joueurs tchèques ne se rasent plus en espérant que leur barbe leur porte chance et en signe de cohésion au sein du groupe. "L'objectif, c'est de cimenter l'équipe", a expliqué Jan Lastuvka, l'un des gardiens remplaçants à l'origine de l'initiative avec son coéquipier Jaroslav Drobny. Les joueurs se soumettent volontiers à ce choix collectif, bien que certains d'entre eux doivent faire face à l'opposition de leurs... épouses.

Chant. L'Eire a été éliminée de l'Euro, jeudi, après sa lourde défaite (4-0) contre le tenant du titre espagnol. Une débâcle qui n'a toutefois pas altéré le soutien des supporteurs irlandais, dont l'interprétation en fin de match de la chanson populaire "Fields of Athenry" (qui évoque la Grande famine en Irlande au XIXe siècle) fut tellement vibrante que les commentateurs d'une chaîne de télévision française se sont tus pour l'écouter, à la demande de leur consultant Arsène Wenger.

Commentaire. Le sélectionneur de la Croatie Slaven Bilic veut pouvoir critiquer les arbitres. Il était en colère jeudi contre l'Anglais Howard Webb après le match contre l'Italie (1-1). "Je ne suis pas d'accord avec les entraîneurs qui ne font pas de commentaires sur les arbitres. C'est très important dans notre travail. Bien sûr, on peut dire que je ne suis pas objectif, mais il y avait clairement penalty sur Jelavic (accrochage avec Chiellini, ndlr), j'en suis certain. L'arbitre n'a pas été bon. Il a aidé l'Italie. Je fais juste un commentaire."

Egaré. Un supporteur français en goguette, qui s'est égaré près de Kiev, a été sauvé par des Ukrainiens après avoir écrit "Help" sur l'asphalte avec sa mousse à raser. Un Ukrainien a appelé la police après avoir découvert dans la nuit de jeudi à vendredi cet homme de 36 ans à un arrêt d'autobus près d'un village de la région de Kiev. Le Français, dont l'argent en liquide et le téléphone portable ont disparu au cours de soirées arrosées à Kiev, ne pouvait pas expliquer comment il s'était retrouvé à cet arrêt. Les policiers lui ont donné à manger, puis l'ont laissé dormir au poste de police, avant de l'amener à l'ambassade dans la matinée, a affirmé le porte-parole de la police régionale.

Tempête. La Fan Zone située sur la Place de la Liberté à Kharkiv a été évacuée par précaution jeudi soir en raison d'un orage qui a frappé la ville ukrainienne. De violentes rafales de vent ont secoué les tentes installées dans l'espace réservé aux supporteurs qui ont été invités à quitter les lieux. "Une tempête s'approche de Kharkiv. Veuillez quitter la Fan Zone d'urgence. Restez calmes mais partez rapidement", a dit un speaker. Parmi les quelques centaines de personnes présentes, certaines se sont mises à courir pour quitter les lieux et s'abriter. Aucun incident n'a été signalé.

Echasses. L'Ukraine a battu la France 2-1 dans un match de foot... sur échasses. Ils étaient trois contre trois à s'affronter du haut de leurs échasses, devant l'Hôtel de ville de Lviv ce vendredi après-midi, à l'issue d'une manifestation de soutien à l'équipe d'Ukraine. Mais que les supporters des Bleus soient rassurés: si l'Ukraine a battu la France, les dés étaient pipés, car la municipalité, en annonçant cette démonstration, avait par la même occasion assuré avec humour que, "bien sûr", leur sélection nationale allait l'emporter. Et les trois joueurs ukrainiens représentant l'équipe de France n'en étaient visiblement guère marris.

Rivière. Il y a deux clubs de football à Cracovie, la ville de Pologne où l'Italie, les Pays-Bas et l'Angleterre ont leur camp de base. La rivalité est grande entre le Cracovia, tiré du nom latin de la ville, et le Wisla, du nom de la rivière qui traverse Cracovie. Au point que les supporteurs du premier club ne parlent que de "la rivière" pour désigner le cours d'eau, afin de n'avoir pas à prononcer le nom du grand rival.

Voisins. Michal Bilek, le sélectionneur tchèque, a félicité ses hôtes polonais pour la "très bonne ambiance" qui règne à l'Euro, mais a promis de tout faire néanmoins pour les éliminer. "Nous avons senti à Wroclaw (où se trouve le camp de base tchèque) que les Polonais sont derrière nous, mais un seul de nous va passer, et bien sûr nous voulons gagner. Nous allons tout faire pour les battre". Les deux équipes s'affrontent samedi à Wroclaw, tout près de la frontière tchèque, où de nombreux supporteurs sont venus soutenir l'équipe de Tomas Rosicky.

bur/nip

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