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Enquête d'Élections Canada: les libéraux demandent le départ de Dean Del Mastro

07/06/2012 02:32 EDT | Actualisé 07/08/2012 05:12 EDT

OTTAWA - Le député fédéral qui est monté au front pour défendre le Parti conservateur dans l'affaire des appels automatisés trompeurs se retrouve à son tour sous les tirs nourris de l'opposition.

Le Parti libéral du Canada demande au secrétaire parlementaire du premier ministre Stephen Harper, Dean Del Mastro, de se retirer en attendant la conclusion d'une enquête d'Élections Canada.

Le DGÉ tente de déterminer si M. Del Mastro — qui représente la circonscription ontarienne de Peterborough — a enfreint les lois qui régissent les dépenses électorales lors d'appels téléphoniques logés par des membres de son équipe lors de la campagne de 2008.

Malgré les attaques répétées de l'opposition, M. Del Mastro a rappelé qu'il a toujours servi le pays avec «intégrité et conviction» et qu'il n'a rien à se reprocher.

«Mes déclarations fournies en 2008, il y a quatre ans, reflètent avec précision toutes les dépenses engagées dans le cadre de ma campagne par moi et par mon association», a indiqué M. Del Mastro en Chambre, jeudi. «Tout ce que j'ai payé en leur nom m'a été remboursé. Je n'ai jamais été contacté par Élections Canada à ce sujet», a-t-il ajouté.

L'affaire a été dévoilée mercredi par le quotidien Ottawa Citizen et par Postmedia News. Ils soutiennent que M. Del Mastro fait l'objet d'une enquête d'Élections Canada pour avoir dépassé de plus de 17 000 $ le plafond des dépenses autorisées.

Selon l'enquête menée par ces deux médias, M. Del Mastro aurait également payé, avec un chèque lié à son compte personnel, des dépenses électorales de 21 000 $. Cette somme excède la contribution maximale de 2100 $ qu'un candidat peut verser à sa propre campagne.

Aucune de ces allégations n'a été prouvée en cour.

Lors d'une entrevue au réseau de télé CTV, jeudi, M. Del Mastro a réitéré qu'il n'avait jamais été contacté par Élections Canada et n'avait pu consulter les documents de cour parce qu'ils étaient sous scellés, a-t-il précisé. Il a maintenu qu'il n'avait pas violé la loi. «Je vais être en mesure de le prouver très bientôt. Je dois d'abord réunir tous mes dossiers. Je ne me promène pas avec les déclarations et les chèques de 2008 dans ma poche arrière.»

Au cours d'une apparition surprise à l'émission «Power and Politics» au réseau CBC Newsworld, mercredi, M. Del Mastro avait lancé: «la raison pour laquelle je suis ici est que ce genre de choses vous rongent de l'intérieur. J'ai une famille à Peterborough. J'ai beaucoup d'amis là-bas. Des membres de ma famille sont en affaires, et mon nom est sur l'enseigne», a-t-il dit.

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