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Brodeur insuffle un second souffle aux Devils en finale de la Coupe Stanley

07/06/2012 06:39 EDT | Actualisé 07/08/2012 05:12 EDT

LOS ANGELES, États-Unis - Martin Brodeur ne se laissera jamais être dépassé par les événements.

Il a remporté la coupe Stanley, l'a soulevée dans les airs, l'a amenée devant la maison où il a grandi à Saint-Léonard. Et au cours de sa carrière, il a aidé les Devils du New Jersey à remporter des matchs importants à maintes reprises.

Mercredi, alors que le Staples Center vibrait et que les partisans espéraient voir les Kings de Los Angeles remporter la coupe Stanley, Brodeur a été à son meilleur et ses Devils ont forcé la présentation d'un cinquième match, samedi, au New Jersey.

«Il faut simplement rester dans le moment, a-t-il expliqué. C'est difficile quand vous pensez à vos expériences passées — même si certaines se sont bien passées, d'autres non. Pour moi, il faut vivre dans le moment présent, vivre ces expériences avec ces joueurs-là.

«C'est ça le hockey.»

Alors que toutes les caméras semblent pointées vers l'excellent gardien des Kings Jonathan Quick, on a presque oublié Brodeur depuis le début de la finale. Il a cependant frustré trois joueurs en échappée lors du match no 4 et a profité des faveurs de Dame Chance — alors que deux rondelles ont atteint les poteaux en première période — afin de permettre aux Devils de garder espoir de remporter la coupe Stanley.

Peut-être qu'ils ont simplement retardé l'inévitable, mais peut-être qu'ils ont amorcé une remontée historique, le temps le dira.

«Je crois qu'il ne surprend plus personne, comment il gère tout ça», a noté le directeur général des Devils Lou Lamoriello.

«Rien ne dérange Martin, a-t-il ajouté. Il ne regarde jamais derrière, ça fait partie de sa personnalité. Il adore le hockey, il joue car il adore ça. Il travaille fort. Il a évolué afin d'avoir un style plus conventionnel. C'est un étudiant.»

Et il n'y a rien de mieux pour étudier que 203 rencontres dans les moments les plus intenses du hockey. Il a participé à 203 matchs en séries éliminatoires — l'équivalent de deux saisons régulières et demie — et il ne faut pas oublier non plus ses 11 départs avec l'équipe canadienne aux Jeux olympiques et ses deux médailles d'or.

Il aimerait bien disputer trois parties de plus face aux Kings au cours de la prochaine semaine. Los Angeles voudra cependant s'assurer de fermer les livres rapidement.

Les Devils vont toutefois vivre pour encore quelques jours. Étonnement, ils n'ont jamais été balayés lors d'une série au cours de leur histoire, soit en 43 séries.

Brodeur était le gardien pour la majorité de ces séries et voulaient à tout prix aider ses coéquipiers à prolonger cette séquence.

«Ils travaillent tellement fort, a-t-il déclaré. C'est la moindre des choses de leur donner une chance de gagner. C'est ce que je fais... Pour moi, l'équipe passe en premier, je joue pour elle.»

Peu, si quiconque, ont fait mieux.

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