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Yémen: début du démantèlement du camp de protestation à Sanaa

06/06/2012 07:58 EDT | Actualisé 06/08/2012 05:12 EDT

Les autorités yéménites ont commencé mercredi le démantèlement du camp de toile, installé depuis l'an dernier à Sanaa par de jeunes protestataires à la tête d'un mouvement de contestation qui a conduit au départ du président Ali Abdallah Saleh, a rapporté un journaliste de l'AFP.

Des bulldozers s'employaient à raser des tentes et autres installations de fortune établies autour de l'université de Sanaa sur "la place du Changement", épicentre de la contestation populaire que protégeaient des dissidents de l'armée.

Des milliers de protestataires ont campé depuis février 2011 sur cette place d'où partaient des manifestations, quasi-quotidiennement, violemment réprimées par les forces fidèles au président Saleh.

La répression du mouvement, qui a fait tâche d'huile dans les autres provinces du Yémen où des sit-in de contestation étaient observés, a fait des centaines de morts et des milliers de blessés.

Les protestataires ont poursuivi leur sit-in sur la place du Changement malgré le départ en février du président Saleh en vertu d'un accord de sortie de crise, qui a permis l'amorce d'une transition politique dans le pays.

Une centaine de tentes seront maintenues sur la place du Changement pour marquer la détermination des jeunes protestataires à réclamer l'instauration d'"un Etat de droit" et des poursuites judicaires contre "les symboles de la corruption", ont affirmé des protestataires.

Le démantèlement du camp de contestation à Sanaa intervient dans le cadre du processus de normalisation de la situation au Yémen, confié par l'accord sur la transition à une commission militaire chargée de restructurer les forces armées, divisées entre partisans et adversaires de l'ex-président.

Le nouveau président Abd Rabbo Mansour Hadi, qui dirige la transition, tente de déblayer le terrain à l'amorce d'un dialogue national, auquel seront associés des représentants des protestataires, pour élaborer une nouvelle Constitution et préparer des élections législatives et présidentielle en 2014.

jj/tm/hj

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