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Un chasseur de virus met en garde contre les dangers de cyberattaques

06/06/2012 02:03 EDT | Actualisé 06/08/2012 05:12 EDT

L'éditeur russe de logiciels antivirus Eugène Kaspersky dont la société a révélé récemment l'existence du virus surnommé "Flame" a mis en garde mercredi contre l'apparition d'autres virus et affirmé qu'il craignait des cyberattaques désastreuses à l'avenir.

"Il est assez logique de penser que d'autres cyberarmes ont été mises au point, et il se peut que d'autres ordinateurs soient déjà infectés et que nous ne le sachions pas", a affirmé Eugène Kaspersky à des journalistes en marge d'une conférence à l'Université de Tel-Aviv sur la cybersécurité.

La firme dirigée par M. Kaspersky, un des plus important éditeur au monde de logiciels anti-virus, a affirmé que les experts qui travaillent pour lui ont découvert l'existence de "Flame" lors d'une enquête menée à la demande de l'Union internationale des télécommunications.

L'Iran était apparemment la cible principale de l'attaque qui a été détectée un mois après que l'Iran eut annoncé avoir bloqué la propagation d'un virus qui s'attaquait à des ordinateurs utilisés dans le secteur pétrolier.

Selon la firme russe, le nouveau virus "est 20 fois plus virulent que Stuxnet", un virus dont l'existence a été découverte en juin 2010 et qui avait été utilisé contre des installations nucléaires iraniennes. Israël avait été soupçonné d'en être à l'origine.

Interrogé sur le fait qu'Israël pourrait être impliqué dans la diffusion de "Flame", M. Kaspersky s'est refusé à se livrer à des spéculations. Il s'est contenté d'indiquer que le développement d'un tel virus n'est pas forcément limité aux pays les plus avancés en matière de haute-technologie.

Il a estimé que le coût du développement de "Flame" est de "moins de 100 millions de dollars", mais selon lui les dommages potentiels pourraient être énormes.

"Ce n'est pas une cyberguerre, c'est du cyberterrorisme et je crains que le jeu ne fasse que commencer", a-t-il ajouté.

Le ministre israélien des Affaires stratégiques Moshé Yaalon avait justifié mardi le recours à de puissants virus informatiques afin de contrer la menace nucléaire iranienne, alimentant les spéculations sur une possible implication d'Israël dans ce programme informatique.

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