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Plumes, paillettes et strass des Folies-Bergère aux enchères à Paris

06/06/2012 10:38 EDT | Actualisé 06/08/2012 05:12 EDT

PARIS - Crinolines, bodies pailletés, «trucs en plume» ou redingotes de M. Loyal en lamé argent: c'est un pan entier de l'univers festif et chatoyant des Folies-Bergère qui sera mis à l'encan ce week-end à Paris par la maison de ventes Bailly-Pommery & Voutier.

La vente verra la dispersion de la collection Hélène Martini, connue pour avoir été l'«Impératrice de la nuit», autrefois à la tête d'une demi-douzaine d'établissements parisiens dont les Folies-Bergère, qu'elle dirigea pendant une trentaine d'années.

Intitulées «Ventes de Folie!» en clin d'oeil aux titres accrocheurs des fameuses revues de ce haut lieu du music-hall, ces enchères regroupent pas moins de 6000 objets proposés en 1075 lots et revisitent les grands numéros du cabaret parisien entre 1974 et 2000, année où il a été cédé au groupe Lagardère.

«Les nombreux dessins et lithographies d'Erté, dont ses fameuses lettres de l'alphabet et chiffres figurés par des corps de femmes, sont des clous de la vente car l'artiste a particulièrement su retranscrire tout le faste et la démesure des Folies-Bergère», a expliqué à l'Associated Press Florent Magnin, l'un des commissaire-priseurs de la maison de ventes.

Proposées à partir de 200 euros (258 $ CAN), ses dessins, aquarelles et gouaches devraient notamment intéresser les collectionneurs américains, Erté disposant d'une cote particulièrement stable en Amérique du Nord.

Proche de Paul Poiray, l'un des pères de la haute couture française, Erté (Romain Tirtoff à l'état-civil) a connu un succès immense dans les années 20 et fut aussi un proche d'Hélène Martini. On lui doit nombre de costumes et de décors pour les grandes scènes du music-hall à Paris, à New York, mais aussi sur les plateaux de Hollywood.

Parmi les autres pièces fortes de la dispersion figurent de nombreux costumes de scène qui intéresseront autant les musées de la mode que les couturiers et créateurs contemporains en recherche de pièces vintage.

«Certains costumes et robes issus des grands tableaux des revues sont brodées de paillettes qui ne sont plus fabriquées de nos jours, ce qui en fait des pièces uniques», note M. Magnin.

Également au catalogue, les accessoires phare des revues créées entre 1974 et l'an 2000 que sont les boas, mais aussi les costumes d'apparat portés par les meneuses de revues ou les maquettes et éléments de décors.

Plus accessibles (à partir de 20 euros, soit environ 26 $ CAN), une centaine d'affiches, de programmes et de partitions de musiques originales retraçant un siècle de revues devraient ravir touristes et amateurs souhaitant s'offrir un petit morceau de Folies-Bergère.

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