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Maliki dénonce des "influences étrangères" dans la crise politique en Irak

06/06/2012 11:27 EDT | Actualisé 06/08/2012 05:12 EDT

Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki s'en est pris mercredi aux "influences étrangères" selon lui à l'oeuvre dans la crise politique qui affecte son pays et se traduit par un nombre croissant d'appels à sa démission.

"Dès que l'on avance d'un pas, on fait face à de nouveaux défis, et les influences étrangères ne sont pas éloignées de cela", a-t-il dit dans un communiqué, sans dire à quel pays il faisait allusion.

"Ce qui est en train de se passer, avec cette conspiration visant le processus politique et l'expérience démocratique, va se solder par un échec", a-t-il affirmé.

L'Irak est plongé depuis près de six mois dans une grave crise politique qui a commencé par un conflit entre M. Maliki, un chiite, et le bloc Iraqiya, laïque mais dominé par les sunnites.

Elle s'est depuis étendue à d'autres composantes du paysage politique, notamment aux Kurdes. L'action des institutions politiques en apparaît largement paralysée et des voix s'élèvent pour réclamer la démission ou le renvoi du chef du gouvernement.

Cette crise a été au coeur d'une visite en Iran, un pays à majorité chiite, de responsables du mouvement de l'influent chef religieux chiite radical Moqtada Sadr, a par ailleurs indiqué un de ses porte-parole mercredi à l'AFP.

Il y a notamment été "surtout question du problème du vote de défiance contre Maliki", selon ce porte-parole, Salah al-Obeidi.

"Il y a une pression de l'Iran sur certains partis pour éviter" un tel vote, a-t-il expliqué, tout en affirmant que le mouvement sadriste, qui a appelé à la tenue de ce vote de défiance, ne changerait pas d'avis. Les sadristes comptent environ 40 députés et 5 ministres au gouvernement.

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