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Lydia Maurer est nommée directrice artistique du prêt-à-porter Paco Rabanne

06/06/2012 06:55 EDT | Actualisé 06/08/2012 05:12 EDT

PARIS - La maison Paco Rabanne a nommé Lydia Maurer, une styliste allemande de 29 ans, à la direction artistique de son prêt-à-porter, a annoncé mercredi le groupe de luxe catalan Puig, maison-mère de la marque de luxe parisienne.

À la tête du studio de création de Paco Rabanne depuis novembre 2011, elle présentera sa toute première collection pour le printemps/été 2013 à l'occasion de la prochaine semaine du prêt-à-porter en octobre prochain.

Née d'une mère colombienne et d'un père allemand, Lydia Maurer a été formée à Paris au Studio Berçot, qu'elle a quitté en 2006.

Après ses débuts chez Yves Saint Laurent, elle a rejoint la griffe Rue du Mail dont elle a contribué au lancement au côté de Martine Sitbon, avant un passage chez Givenchy.

«Nous sommes ravis d'accueillir Lydia Maurer. Sa détermination et sa sensibilité unique vis-à-vis de l'univers artistique et expérimental de Paco Rabanne permettront de continuer avec l'esprit de renouveau de la maison sur le long terme», a déclaré la direction de la maison de couture dans un communiqué.

«Monsieur Rabanne créait ses vêtements comme des moyens d'expression et de singularité destinés à chaque femme. Il a inventé un style intemporel, unique et sensuel, inspiré par l'art et par l'architecture», a réagi Lydia Maurer dans le même communiqué.

En misant à la fois sur un nom inconnu du grand public mais issu de la promotion interne, la maison Paco Rabanne fait un pari moins risqué qu'avec le styliste indien Manish Arora, débarqué il y a quelques semaines après deux saisons pourtant honorables.

Mais le style identifiable entre tous d'Arora semble avoir créé quelques interférences avec celui, tout aussi marqué de l'ADN Paco Rabanne.

Ce changement à la tête de la direction de création pourrait au contraire relever d'une stratégie audacieuse et porter ses fruits tant le capital de la marque Paco Rabanne, soutenu par l'immense succès de ses parfums, reste intact.

Un avis défendu par le consultant en luxe Donald Potard, interrogé par l'Associated Press.

«Le choix d'une enfant du sérail est plutôt le signe d'une volonté de redevenir une vraie maison de mode, estime cet expert. C'est-à-dire une maison centrée autour de sa création et s'inscrivant dans le long terme, plutôt que devenir une marque vouée à ne briller que sur les tapis rouges.»

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