NOUVELLES

Les Yéménites exigent que les fidèles de l'ex-régime soient exclus de l'armée

06/06/2012 10:32 EDT | Actualisé 06/08/2012 05:12 EDT

SANAA, Yémen - Des milliers de Yéménites ont manifesté dans la capitale, mercredi, pour demander au nouveau président d'accélérer les réformes au sein de l'armée afin d'en exclure les fidèles de l'ancien régime, tandis que de nouveaux affrontements dans le sud du pays ont tué 17 militants d'Al-Qaïda et six soldats gouvernementaux.

Deux civils ont également été tués dans l'explosion de leur voiture mercredi à Aden, dans le sud du pays. Selon des responsables de la sécurité, des militants d'Al-Qaïda avaient piégé le véhicule avec des explosifs car ils soupçonnaient son propriétaire d'être un informateur du gouvernement.

À Sanaa, la capitale, quelque 10 000 manifestants sont descendus dans les rues pour demander au président Abed Rabbo Mansour Hadi d'accélérer les réformes dans l'armée et de traduire en justice son prédécesseur, Ali Abdallah Saleh. La foule a scandé des slogans affirmant que l'ancien président finirait comme son homologue égyptien, Hosni Moubarak, qui a été jugé et condamné à la prison à vie en lien avec la mort des manifestants lors du soulèvement de l'an dernier.

«Ton destin sera comme celui de Moubarak», scandait la foule sur la place du Changement, l'épicentre du soulèvement populaire au Yémen, qui s'apparente à la place Tahrir du Caire.

L'ex-président Saleh a quitté le pouvoir après d'innombrables manifestations au Yémen l'an dernier.

Durant le soulèvement, le réseau terroriste Al-Qaïda a tiré profit de l'instabilité politique et de la désorganisation des forces de sécurité pour gagner du terrain dans le sud du pays. Une offensive militaire a été lancée au cours des dernières semaines pour déloger les extrémistes de leurs repaires.

De violents combats se poursuivent dans la ville de Zinjibar, capitale de la province d'Abyan, que les combattants d'Al-Qaïda ont prise l'an dernier.

Des responsables militaires et médicaux ont déclaré que les combats s'étaient poursuivis dans la nuit de mardi à mercredi, faisait au moins 17 morts chez les extrémistes et six dans les rangs de l'armée.

Ce sont parmi les combats les plus violents à toucher la ville depuis que l'armée a lancé son offensive contre Al-Qaïda, le 12 mai.

PLUS:pc