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Le pétrole ouvre en hausse à New York malgré les propos de Mario Draghi

06/06/2012 09:45 EDT | Actualisé 06/08/2012 05:12 EDT

Les cours du brut ont ouvert en hausse à New York, poursuivant leur tentative de stabilisation en dépit de commentaires peu encourageants du patron de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi.

Vers 13H20 GMT,le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juillet gagnait 87 cents par rapport à la clôture de mardi, à 85,16 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Le marche semble avoir touché le fond et se stabilise avant que l'on ne passe au prochain chapitre", a observé John Kilduff, analyste d'Again Capital.

Pourtant, M. Draghi a envoyé un "message mitigé sur ce qu'il pense être faisable pour contenir la crise de la dette et relancer la croissance" dans le Vieux Continent, a-t-il dit.

La BCE, qui réunissait son conseil des gouverneurs mercredi, a laissé son principal taux directeur inchangé à 1%, son plus bas niveau historique retrouvé en décembre.

Conscient que tous les yeux sont de nouveau tournés vers la Banque centrale européenne en raison d'une aggravation de la crise, bien que moins forte qu'en novembre 2011 selon lui, M. Draghi a signifié encore une fois qu'il ne revenait pas à l'institution monétaire de Francfort de "pallier les manques de la politique budgétaire" ou ceux de "la gouvernance européenne".

La BCE ne peut pas non plus s'occuper du déficit de capitalisation de certains établissements bancaires, a poursuivi M. Draghi, qui soutient une "union bancaire".

Mario Draghi "cherche à casser le moral, en soulignant les dures réalités d'une zone euro en ralentissement", a jugé Matt Smith, de Summit Energy (groupe Schneider Electric).

Le marché était en revanche soutenu par la publication mardi soir des estimations de la fédération professionnelle américaine API, qui a fait état d'un recul de 1,77 million de barils, sur la semaine achevée le 1er juin, des réserves de brut aux Etats-Unis, qui évoluent depuis plusieurs semaines à des niveaux plus vus depuis l'été 1990.

Selon les analystes interrogés par l'agence Dow Jones Newswires, le Département américain de l'Energie (DoE) devrait annoncer mercredi une baisse de 500.000 barils de ces stocks de brut la semaine dernière, ce qui serait leur première baisse hebdomadaire après neuf semaines de hausse et un signal encourageant pour la consommation pétrolière américaine.

Les stocks d'essence, très surveillés à l'orée de la saison estivale des grands déplacements en voiture, sont attendus en hausse de 400.000 barils et les réserves de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage) en hausse de 200.000 barils.

sab/sl/mdm

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