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La nomination d'un nouveau Premier ministre en Syrie, "une mascarade" pour Paris

06/06/2012 07:17 EDT | Actualisé 06/08/2012 05:12 EDT

La nomination d'un nouveau Premier ministre en Syrie "constitue une nouvelle dérobade, une mascarade", a déclaré mercredi le ministère français des Affaires étrangères France, sans se prononcer sur l'idée d'un groupe de contact incluant l'Iran.

"Bachar Al Assad reste obstinément sourd aux demandes de son peuple" et sa dernière décision "ne répond pas aux attentes des Syriens et de la communauté internationale", a souligné lors d'un point-presse le porte-parole du ministère, Bernard Valero. "Il y a une urgence, que le régime arrête de massacrer son peuple et s'engage dans l'application du plan de Kofi Annan", a-t-il précisé.

Le président syrien a chargé mercredi l'actuel ministre de l'Agriculture, Riad Hijab, de former un nouveau gouvernement, après les législatives de mai, selon la télévision publique.

Interrogé sur l'idée de créer un groupe de contact incluant l'Iran et l'Arabie saoudite, prêtée par certains médias à Kofi Annan, Bernard Valero n'a pas répondu. "L'envoyé spécial conjoint des Nations unies et de la Ligue arabe pourra préciser ses préconisations (pour) mettre un terme aux violences" lors de ses interventions prévues jeudi à l'ONU, s'est-il borné à dire.

Selon le journal français Le Monde, Kofi Annan qui reconnaîtrait être dans l'impasse, devrait soumettre au Conseil de sécurité l'idée de créer un groupe de pays concernés par la situation en Syrie. Il s'agirait de réunir autour d'une même table la Turquie, l'Arabie saoudite, le Qatar, l'Iran, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne et Chine), ainsi que l'ONU, la Ligue arabe, voire l'Union européenne, précise le quotidien.

Jusqu'à présent, le groupe des Amis de la Syrie, qui s'est réuni irrégulièrement depuis le début de l'année, n'a bénéficié de la présence ni de la Chine, ni de la Russie, les deux pays qui bloquent toute mesure coercitive à l'ONU contre Damas.

Mercredi, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a appelé à une nouvelle conférence sur la Syrie réunissant "les pays qui ont réellement une influence sur les différents groupes d'opposition" syriens comme la Turquie, l'Iran, la Ligue arabe, l'UE et les membres du Conseil de Sécurité de l'ONU.

Cet appel apparaît aller dans le sens de la création d'un nouveau groupe de contact sur la Syrie tel qu'il est décrit par Le Monde.

prh/far/jlb

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