NOUVELLES

Google met en garde contre des cyberattaques commanditées par des Etats

06/06/2012 12:37 EDT | Actualisé 06/08/2012 05:12 EDT

Le groupe Google a mis en garde ses utilisateurs contre de possibles cyberattaques commanditées par des Etats, afin d'aider les internautes à protéger leurs données personnelles.

"Nous surveillons constamment les activités suspectes ayant lieu dans nos systèmes, en particulier les tentatives de tierces parties de se connecter à des comptes d'utilisateurs de façon non autorisée", a écrit Eric Grosse, l'un des vice-présidents de Google chargé de la sécurité, dans un message posté sur un blog mardi.

Ce dernier a ajouté, "sans pouvoir trop rentrer dans les détails pour ne pas donner des informations utiles à ces mauvais éléments", que les informations obtenues par Google "laissent fortement suggérer l'implication (dans ces activités malveillantes) d'Etats ou de groupes commandités par des Etats".

"Lorsque nous obtenons des renseignements spécifiques --que ce soit de la part des utilisateurs ou de nos propres services-- nous envoyons des signaux d'alerte très clairs et mettons en place des barrières supplémentaires pour repousser les mauvais éléments", a toutefois assuré M. Grosse.

De nouveaux signaux d'alerte, comprenant notamment un message en lettres bleues sur fond rose, seront envoyés lorsque des utilisateurs seront visés, a-t-il précisé.

Cet avertissement du géant de l'internet intervient dans un contexte d'inquiétude croissante au sujet notamment du virus informatique Flame, détecté récemment au Moyen-Orient et qualifié de "cyber-arme" car visant à dérober des documents PDF et des graphiques.

Google a recommandé pour plus de sécurité que ses utilisateurs "créent un mot de passe unique mélangeant des lettres capitales et minuscules, ainsi que des signes de ponctuation et des chiffres".

"Les pirates envoient souvent des liens vers de fausses pages pour s'identifier afin de voler votre mot de passe, donc soyez vigilant lorsque vous vous connecter à votre compte Google", a encore insisté M. Grosse.

rl/sam/mdm

PLUS:afp