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France: l'ambassadeur de Bahreïn dément avoir agressé sexuellement une employée

06/06/2012 01:35 EDT | Actualisé 06/08/2012 05:12 EDT

L'ambassadeur de Bahreïn en France a démenti mercredi avoir sexuellement agressé une ancienne employée de maison après le dépôt d'une plainte par cette employée et l'ouverture d'une enquête préliminaire par la justice française.

"Son Excellence Naser Al Belooshi, Ambassadeur du Royaume de Bahreïn en France, réfute fermement les allégations inexactes et infondées d'agression qui lui sont imputées, ainsi qu'à son fils, par d'anciens employés de maison", indique la représentation diplomatique dans un communiqué.

"Son Excellence Naser Al Belooshi se tient à la disposition des autorités françaises pour faire la lumière sur ces fausses accusations", ajoute l'ambassade de Bahreïn.

La justice française a ouvert mardi une enquête préliminaire après une plainte pour agression sexuelle déposée lundi par une femme de 44 ans.

Auditionnée à deux reprises avec l'aide d'un interprète, cette femme s'est dit victime d'attouchements de juillet 2010 à octobre 2011 de la part de son ex-employeur, qui l'avait licenciée avec son compagnon fin 2011.

Les faits allégués auraient eu lieu, selon la plaignante, au domicile de l'ambassadeur, Naser Mohamed Youssef Al-Belooshi, à Neuilly-sur-Seine, banlieue chic près de Paris.

Dans un premier temps, elle avait accusé l'ambassadeur de viols puis avait expliqué aux enquêteurs avoir réussi à repousser ses tentatives. Des examens médicaux doivent être menés dans le courant du mois de juin.

La plaignante a également déposé plainte contre le fils de l'ambassadeur, qui l'aurait menacée en septembre 2010 avec une arme, pour un motif sans rapport avec les attouchements dont elle se dit victime.

Cette enquête préliminaire a pour objet de vérifier la véracité des accusations. Elle peut aboutir à une citation directe devant les tribunaux, à la désignation d'un juge d'instruction si des investigations supplémentaires sont nécessaires ou à un classement sans suite.

En fonction de l'évolution de l'enquête, la justice pourrait demander au Quai d'Orsay de solliciter auprès du pays d'origine du diplomate une levée de son immunité.

kat/sd

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