Larry Miller, le député de la circonscription de Bruce-Grey-Owen Sound, en Ontario, a vivement réagi face aux critiques des Nations unies, qui accuse le Canada d'être complice de torture. Résultat, il demande au ministre des Affaires étrangères John Baird que le Canada se retire de l'ONU.

Un rapport du Comité contre la torture de l'ONU paru la semaine dernière accuse Ottawa d'avoir été «complice» des violations des droits humains, notamment avec les mauvais traitements de trois hommes arabo-canadiens détenus en Syrie après les attentats du 11 septembre et l'emprisonnement d'Omar Khadr, alors âgé de 15 ans.

Le gouvernement conservateur avait vivement répliqué aux critiques, insistant sur le fait que le Canada est un pays démocratique. «Au moment où il existe des inquiétudes sérieuses concernant des violations des droits de la personne à travers le monde, il est décevant de constater que l'ONU passe son temps à critiquer le Canada», avait alors répondu une porte-parole du ministre de la Sécurité publique Vic Toews.

Larry Miller a pour sa part diffusé un communiqué mardi, insistant que l'ONU devait pallier aux «problèmes majeurs dans le monde», avant de déclarer qu'il demanderait au ministre Baird de «réviser la participation du Canada aux Nations unies». Dans la journée de mercredi, le principal concerné a fait savoir qu'il ne prendrait pas en compte la suggestion de son collègue. Aucun des 193 pays membres de l'ONU ne s'est jamais dissocié de l'organisation.

Le député Larry Miller avait soulevé les passions à la Chambre des communes, en février dernier, alors qu'il comparait le registre des armes à feu au régime nazi.