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Zone euro: les pays européens du G7 prêts à répondre "rapidement" à la crise

05/06/2012 12:05 EDT | Actualisé 05/08/2012 05:12 EDT

Les pays européens du G7 se sont engagés mardi à répondre "rapidement" à la crise de la zone euro à l'issue d'une conférence téléphonique des ministres des Finances des sept pays les plus industrialisés, a indiqué mardi le ministre japonais des Finances.

"Le camp européen a déclaré qu'il répondrait rapidement" à la crise, a déclaré Jun Azumi, cité par l'agence Jiji Press, ajoutant que les ministres de l'ensemble du G7 (Etats-Unis, Japon, Canada, Allemagne, France, Royaume-Uni et Italie) "étaient parvenus à un diagnostic commun sur la crise" de la zone euro.

Cette conférence téléphonique avait débuté à 11H00 GMT.

Elle intervient au moment où la zone euro, foyer de turbulences pour les marchés mondiaux, est pressée de toutes parts de prendre les mesures décisives contre la crise de la dette et la fragilité du secteur bancaire espagnol. Autre sujet d'inquiétude, la confusion en Grèce avant les élections du 17 juin.

Aux Etats-Unis, pays qui assure la présidence tournante du G7, le département du Trésor a publié un communiqué laconique sur la conférence.

"Les ministres [des Finances] et les gouverneurs [des banques centrales] du G7 ont passé en revue l'évolution de l'économie mondiale et des marchés financiers et les réponses politiques à l'étude, notamment les progrès vers une union financière et budgétaire en Europe", écrit le Trésor.

"Ils sont convenus de surveiller de près l'évolution des choses à l'approche du sommet du G20 à Los Cabos" (Mexique), où les dirigeants de ce groupe de pays riches et émergents doivent se retrouver les 18 et 19 juin, ajoute le texte.

Lundi, la Maison-Blanche avait appelé les Européens à prendre "d'autres mesures" pour résoudre la crise, puisque "les marchés restent sceptiques".

Un responsable du Trésor américain avait indiqué pour sa part espérer "voir l'Europe agir plus rapidement dans les semaines qui viennent" notamment "pour renforcer le système bancaire européen".

Ce sont les banques espagnoles qui sont au coeur des inquiétudes. Mariano Rajoy, chef du gouvernement espagnol, a appelé mardi l'Europe à "soutenir les pays en difficulté" alors que son pays vit un moment de forte tension sur les marchés, qui complique ses capacités à se financer.

M. Azumi a de son côté évoqué devant ses homologues du G7 le casse-tête de l'ascension rapide du yen, qui pénalise lourdement les groupes exportateurs nippons.

"Je leur ai dit franchement que les conditions actuelles sur le marché des changes étaient très sévères pour l'économie japonaise et qu'elles avaient des effets très négatifs sur l'économie japonaise", a-t-il expliqué devant des journalistes à Tokyo.

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