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Wall Street ouvre à l'équilibre, anxieuse pour l'Europe

05/06/2012 10:22 EDT | Actualisé 05/08/2012 05:12 EDT

La Bourse de New York a ouvert à l'équilibre mardi, anxieuse pour la Grèce après que l'agence de notation Standard and Poor's a estimé qu'il y avait "au moins une chance sur trois" qu'Athènes quitte la zone euro: le Dow Jones perdait 0,08% et le Nasdaq grignotait 0,07%.

Vers 13H50 GMT, le Dow Jones Industrial Average perdait 9,84 points à 12.091,62 points. De son côté, le Nasdaq, à dominante technologique, avançait de 1,83 point à 2.761,84 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 perdait 0,05% (-0,58 point) à 1.277,60 points.

Wall Street avait fini à l'équilibre lundi, le marché espérant une action concertée des banques centrales dans les prochains jours: le Dow Jones a cédé 0,14%, à 12.101,46 points, tandis que le Nasdaq a pris 0,46% à 2.760,01 points.

La raison pour laquelle S&P estime qu'il y a 33% de probabilité que la Grèce renonce à la monnaie unique "n'est pas claire", mais cette évaluation "est prise comme parole d'évangile", a constaté Dick Green, analyste de Briefing.com.

Pour S&P, il y a "une possibilité" que les élections législatives du 17 juin "conduisent à la formation d'un gouvernement fondamentalement opposé à la mise en oeuvre des conditions du programme" d'assainissement des finances imposé par l'UE et le FMI en échange de leur aide à Athènes.

Or l'agence de notation relève que les partenaires européens de la Grèce sont de moins en moins enclins à tolérer "des déviations durables et significatives" de ce programme.

Dans ce contexte, les investisseurs américains attendaient peu de la réunion téléphonique des grands argentiers du G7, qui sera suivie mercredi d'une réunion de la Banque centrale européenne (BCE) et jeudi d'une allocution du président de la Réserve fédérale (Fed), Ben Bernanke.

Les grandes puissances du G7 se penchent sur une zone euro en pleine réflexion sur son avenir, et pressée par les Etats-Unis et le Canada de prendre des mesures décisives contre la crise de la dette et la fragilité du secteur bancaire espagnol.

L'espoir d'une hypothétique action des banques centrales a un temps soutenu les marchés financiers avant de retomber quelque peu.

Soulignant les blocages opposés par l'Allemagne, Frederick Dickson, de DA Davidson, a fait valoir que les 17 membres de l'Union monétaire devaient approuver à l'unanimité toute nouvelle réforme.

Et pour le stratège, il faut s'attendre à ce que "les incertitudes pour l'Europe continuent à peser sur les marchés mondiaux tout au long du mois".

Le marché obligataire évoluait en baisse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans progressait à 1,549% contre 1,527% lundi, et celui à 30 ans à 2,600% contre 2,571%.

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