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Trois opposants bahreïnis affirment avoir été torturés en détention

05/06/2012 10:33 EDT | Actualisé 05/08/2012 05:12 EDT

Trois opposants bahreïnis, jugés pour complot, ont affirmé mardi, devant une cour d'appel de Manama, avoir été torturés en détention et demandé à être libérés, ont indiqué leurs avocats.

Les religieux chiites Abdel Jalil Moqdad et Mirza Mahrous ainsi que le sunnite Ibrahim Charif, chef du groupe laïque Waed, font partie d'un groupe de 13 opposants jugés actuellement en appel pour complot contre la dynastie sunnite des Al-Khalifa.

En première instance, en juin 2011, un tribunal d'exception avait jugé ces 13 hommes, ainsi que huit autres, coupables de complot. Sept avaient été condamnés à la perpétuité et les autres à des peines allant de deux à 15 ans de prison, dont l'un a été depuis acquitté. Sept avaient été condamnés par contumace.

M. Charif a affirmé durant l'audience avoir subi des mauvais traitements après son arrestation le 17 mars 2011 après l'écrasement des protestations menées par les chiites, majoritaires à Bahreïn, pour demander des réformes politiques.

Les tortures ont duré des semaines avec des passages à tabac et des insultes, a-t-il raconté, selon l'un des avocats Me Radhi al-Moussaoui.

Pendant l'audience, le procureur général a renoncé à poursuivre les 13 hommes pour violation des lois sur la liberté d'expression --des charges minimes. Le tribunal a fixé sa prochaine audience au 12 juin.

Le défenseur des droits de l'Homme, Abdel Hadi al-Khawaja, fait partie du groupe des treize opposants. Il avait observé en vain une grève de la faim de 110 jours pour demander sa libération.

Les appels d'organisations de défense des droits de l'Homme pour sa libération et celle des autres opposants sont restés sans réponse.

ak/mh/cco

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