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Soudans : les débats piétinent sur la définition d'une zone démilitarisée

05/06/2012 08:49 EDT | Actualisé 05/08/2012 05:12 EDT

Les négociations de paix entre le Soudan et le Soudan du Sud ont encore piétiné mardi à Addis Abeba, les deux parties ne parvenant pas à se mettre d'accord sur le premier point à régler: la définition d'une zone frontalière démilitarisée.

"Les positions des parties sont encore assez éloignées sur cette question, nous n'avons pas encore été capables de nous entendre sur la ligne à tracer pour la zone démilitarisée," a indiqué à la presse le ministre sud-soudanais des Affaires étrangères, Nhial Deng Nhial.

Des délégations de Juba et de Khartoum sont réunies depuis une semaine dans la capitale éthiopienne, où siège le médiateur de la crise soudanaise, l'Union africaine (UA). Elles ont repris les pourparlers de paix interrompus début avril, quand le Soudan et le Soudan du Sud se sont livrés les combats les plus violents depuis l'accès à l'indépendance du Sud en juillet 2011.

Les négociations menées sous l'égide de l'UA visent à régler les différends qui opposent toujours les deux pays, onze mois après la partition du Soudan.

A Addis Abeba, la mise en place d'une zone frontalière démilitarisée est au coeur des débats.

Lundi, les ministres de la Défense des deux pays se sont retrouvés dans la capitale éthiopienne pour discuter de la question. Leur rencontre est intervenue sur fond de nouvelles accusations, par le Sud, de bombardements aériens du Nord, des accusations démenties par Khartoum.

Malgré la partition du Soudan en juillet 2011, un cinquième de la frontière commune des deux pays n'a toujours pas été démarquée. Juba et Khartoum se disputent même des régions entières, comme celle d'Abyei, grande comme le Liban, dont le Nord affirme s'etre retiré après un an d'occupation.

Outre les questions territoriales, le Nord et le Sud ne parviennent pas à s'entendre sur le partage des ressources pétrolières du Soudan d'avant partition. Juba a hérité des trois quarts des réserves de brut mais reste tributaire des infrastructures du nord pour exporter.

Les deux parties s'accusent aussi d'alimenter une rébellion chacune sur le sol de l'autre.

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