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Rufus Wainwright ouvrira le Festival de jazz, tandis que Chromeo le clôturera

05/06/2012 11:45 EDT | Actualisé 05/08/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Pour la première fois de l'histoire du Festival international de jazz de Montréal, des artistes montréalais assureront l'ouverture et la clôture de l'événement.

Rufus Wainwright lancera les festivités avec un grand spectacle extérieur gratuit, le 28 juin, tandis que le duo Chromeo offrira le spectacle de clôture le 7 juillet.

Un troisième grand rassemblement extérieur gratuit, baptisé «La fièvre du mardi soir», aura lieu le 3 juillet, avec la troupe brooklynoise Escort, qui offrira une soirée disco.

«C'est un peu un retour aux sources pour les événements spéciaux du Festival de jazz, parce que pendant des années et des années, les artistes qui faisaient des événements spéciaux étaient des artistes que personne ne connaissait ou à peu près, a rappelé mardi le vice-président à la programmation du festival, Laurent Saulnier. On en faisait des stars pour une soirée. Avec Escort, c'est un peu ça. Personne ne sait c'est qui, personne ne les connaît, mais nous, on est prêt à garantir qu'on va passer une super belle soirée.»

Ces trois grands événements pourraient faire sourciller les amateurs de jazz «pur et dur», mais Saulnier assure que les différents genres musicaux ont leur place au festival montréalais.

«Dans le cas d'Escort (par exemple), les racines du disco, c'est beaucoup le soul et le rythm'n'blues, qui viennent directement du jazz et du blues. C'est une évidence. On pourrait même accentuer le rapprochement en disant que le jazz, dans les années 1940, c'était de la musique de danse, comme le disco l'a été à la fin des années 1970 - début des années 1980. Et comme l'électro-funk de Chromeo est en ligne directe avec le disco aussi», explique-t-il.

Laurent Saulnier croit d'ailleurs que le public lui adresserait sans doute des reproches s'il mettait à l'horaire un grand événement de jazz, «avec un grand J». «Parce qu'il y aurait moins un party peut-être?», avance-t-il.

Il rappelle d'ailleurs que le grand public qui assistera au Festival de jazz avec des spectacles comme ceux de Wainwright ou Chromeo aura du même coup l'occasion de découvrir des styles avec lesquels il est moins familier.

«(Les gens) qui vont se rendre au show de Rufus, au show d'Escort, au show de Chromeo, déjà, ils vont avoir à dire qu'ils vont voir le show au Festival de jazz. Déjà, ça leur met le mot jazz dans la bouche. S'ils ne disent pas le mot jazz pendant ces 10 jours-là dans l'année, je ne sais pas quand ils vont le dire», lance-t-il.

«Il ne faut pas avoir peur de ce mot-là, du mot jazz, ajoute-t-il. C'est pas parce que c'est du jazz que c'est nécessairement "prise de tête". Il y a plein de sortes de jazz qui sont accessibles. Diana Krall, par exemple, c'est une chanteuse de jazz et ça ne l'a pas empêchée de vendre des millions de disques.»

En tout, les initiés comme les curieux pourront découvrir pendant le festival 3000 musiciens provenant d'une trentaine de pays, qui participeront aux centaines de concerts gratuits du Festival de jazz, sur les 10 scènes du Quartier des spectacles à Montréal.

Le Festival international de jazz se tiendra du 28 juin au 7 juillet.

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