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Quatre rebelles zaïdites tués dans des combats avec des salafistes au Yémen

05/06/2012 04:44 EDT | Actualisé 04/08/2012 05:12 EDT

La rébellion zaïdite (chiite) du nord du Yémen a annoncé lundi avoir perdu quatre de ses hommes dans des combats avec des salafistes sunnites près de la frontière avec l'Arabie saoudite.

"Quatre de nos hommes ont été tués et six autres blessés dans des affrontements samedi avec des miliciens salafistes à Al-Qobaaf", à l'est de Saada, a déclaré à l'AFP le porte-parole de la rébellion, Mohamed Abdessalam.

"Nous contrôlons totalement la situation" après ces combats, a-t-il assuré, indiquant que les hostilités avaient été déclenchées par "un groupe de salafistes à la solde de l'Arabie saoudite", a-t-il ajouté.

"L'Arabie saoudite est directement responsable des incidents", qui surviennent par intermittence dans la province de Saada, fief de la rébellion zaïdite, a dit le porte-parole.

Il a par ailleurs démenti que la rébellion reçoive une aide de l'Iran chiite, notamment en armes.

"Ces accusations récurrentes sont sans fondement. Nous démentons encore une fois recevoir des armes en provenance d'Iran", a déclaré le porte-parole, ajoutant que la rébellion "se procure des armes sur le marché local" au Yémen où la population est surarmée.

Depuis fin 2011, les affrontements entre rebelles zaïdites et des fondamentalistes sunnites tentant de prendre le contrôle de certaines régions du nord du Yémen ont fait des dizaines de morts .

Les rebelles zaïdites se sont soulevés en 2004 contre la marginalisation dont ils se disent victimes sur les plans politique, social et religieux. Les combats avec l'armée ont fait des milliers de morts avant un cessez-le-feu en février 2010.

Les nouveaux combats sont survenus quelques jours après l'annonce par la rébellion zaïdite qu'elle acceptait de participer au dialogue national, prévu par l'accord politique parrainé par les monarchies du Golfe notamment, qui a permis le départ en février de l'ancien président Ali Abdallah Saleh.

"Nous avons donné notre accord pour participer au dialogue national", a dit M. Abdessalam, tout en affirmant que ce dialogue devrait "se dérouler sans tutelle étrangère".

Le dialogue national doit englober toutes les composantes politiques, dont les autonomistes du sud, mais pas les membres d'Al-Qaïda.

La date et la calendrier de ce dialogue n'ont pas encore été annoncés.

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