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Ontario: la loi anti-intimidation survit à sa troisième et dernière lecture

05/06/2012 01:48 EDT | Actualisé 05/08/2012 05:12 EDT

TORONTO - La loi anti-intimidation mise de l'avant par le gouvernement libéral minoritaire de l'Ontario a survécu à sa troisième et dernière lecture, grâce à l'appui du Nouveau Parti démocratique.

L'opposition conservatrice s'opposait à la Loi de 2012 pour des écoles tolérantes, estimant qu'il ne revient pas au gouvernement d'imposer aux écoles d'accepter des associations regroupant des élèves hétérosexuels et homosexuels.

Des représentants de l'Église catholique craignent de leur côté que cette loi fasse en sorte de les contraindre de tolérer des associations étudiantes qui vont à l'encontre de leur foi.

Le premier ministre Dalton McGuinty croit toutefois que les parents et les éducateurs catholiques réaliseront rapidement que l'objectif de cette loi est de rendre les écoles plus sécuritaires et d'en faire des endroits plus tolérants pour les jeunes.

M. McGuinty a ajouté que la protection des enfants va au-delà de la religion et de la partisanerie politique, mais il n'est pas allé jusqu'à accuser les conservateurs d'homophobie pour leur opposition à la loi.

La leader adjointe du Parti conservateur, Christine Elliott, accuse M. McGuinty d'avoir profité de cette loi anti-intimidation pour provoquer un débat sur le financement des écoles catholiques et d'en avoir fait un point de clivage contre les conservateurs.

Le NPD avait exigé que le projet de loi libéral soit amendé pour s'assurer que les étudiants pourraient inclure le mot «gai» dans le nom de leurs associations contre l'homophobie.

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