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Magnotta: la police de Gatineau évalue les liens possibles avec un autre meurtre

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VALERIE LEBLANC MEURTRE
Portrait-robot du témoin dans l'affaire du meurtre de Valérie Leblanc (Radio-Canada.ca - Archives) | Radio-Canada.ca

MONTRÉAL - La police de Gatineau évalue les liens possibles entre le meurtre sordide et le démembrement d'un étudiant chinois à Montréal et l'assassinat, l'an dernier, de Valérie Leblanc, une étudiante âgée de 18 ans.

La police de Gatineau a indiqué mardi qu'elle entrera en contact avec le service de police de Montréal à cet effet.

La nature du crime allégué de Luka Rocco Magnotta — le corps de la victime avait été démembré et profané — a donné aux enquêteurs un profil unique à associer à d'autres meurtres.

Le corps de Valérie Leblanc avait été découvert dans une forêt derrière l'établissement collégial où elle étudiait. Le corps avait été mutilé, brûlé et portait des signes de traumatisme crânien sévère.

Le sergent Jean-Paul Lemay a dit en entrevue que ce genre de vérifications auprès d'un autre corps policier est habituel dans «ce type de meurtre», affirmant qu'il faut évaluer «s'il y a des liens à faire».

M. Lemay a ajouté que rien ne laissait croire pour l'instant que Luka Rocco Magnotta, arrêté lundi à Berlin après une intense chasse à l'homme, est l'auteur du meurtre de Valérie Leblanc.

Il a soutenu que, malgré tout, la police de Gatineau a une «obligation morale» de vérifier la possibilité qu'il y ait un lien entre les deux crimes.

La police avait publié un profil de suspect l'an dernier qui cadre peu avec Luka Rocco Magnotta. L'homme recherché était alors décrit comme parlant français, pesant environ 90 kg (200 livres) et boitant.

Or, il appert que Luka Rocco Magnotta parlerait à peine le français et pèserait environ 60 kg (130 livres). De plus, rien n'indique qu'il aurait des difficultés motrices.