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Mali: trois inculpations dans l'enquête sur l'agression du président Traoré (parquet)

05/06/2012 02:52 EDT | Actualisé 05/08/2012 05:12 EDT

Trois personnes, qui avaient été arrêtées dans le cadre de l'enquête sur l'agression du président malien de transition Dioncounda Traoré, ont été inculpées de "troubles graves à l'ordre public" et écrouées à Bamako, a annoncé mardi à l'AFP le parquet.

Boubacar Boré, Yacouba Niaré et Mamadou Sangaré - tous trois membres d'une association favorable au coup d'Etat du 22 mars au Mali - avaient été arrêtés le 23 mai dans le cadre de l'enquête sur l'agression du président Traoré, a expliqué le procureur de la République, Sombé Théra.

Ils ont été inculpés de "troubles graves à l'ordre public" et placés sous mandat de dépôt le 28 mai, a précisé M. Théra, selon lequel ils faisaient partie d'une soixantaine de personnes au total entendues dans le cadre de l'enquête ouverte suite à l'agression du président Traoré.

La semaine dernière, le gouvernement malien avait indiqué qu'une cinquantaine de personnes avaient été interpellées dans le cadre de cette enquête. Une source judiciaire avait précisé que certaines avaient été mises à la disposition de la justice, d'autres relâchées et d'autres mises "aux arrêts", sans plus de détails.

Les trois premiers inculpés sont des responsables de "Yèrè wolo ton" (les dignes fils, en langue bambara), une des associations membres du Mouvement populaire du 22 mars (MP22) et de la Coordination des organisations patriotiques du Mali (Copam), deux groupes pro-putschistes et hostiles au maintien au pouvoir de M. Traoré, qui conduit depuis le 22 mai la transition pour un an, en vertu d'un accord entre les putschistes et l'Afrique de l'Ouest.

D'après le procureur, les faits ont été "requalifiés". "Au lieu de +coups et blessures sur la personne du président de la République+", les prévenus sont maintenant poursuivis pour "troubles graves à l'ordre", a dit M. Théra, expliquant que cela permettait d'élargir le champ d'investigation.

Le 21 mai, Dioncounda Traoré, 70 ans, avait été attaqué et blessé, sans lésion grave selon les premiers examens, par des manifestants qui l'avaient trouvé à ses bureaux de Koulouba, près de Bamako. Ces jeunes avaient manifesté à l'appel d'associations pro-putsch.

Il s'est rendu en France le 23 mai pour des examens médicaux et poursuivait mardi son séjour dans ce pays.

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