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L'Italienne Sara Errani passe en demi-finale des Internationaux de France

05/06/2012 10:33 EDT | Actualisé 05/08/2012 05:12 EDT

PARIS - Sara Errani semble avoir les armes pour devenir la deuxième Italienne victorieuse des Internationaux de tennis de France après Francesca Schiavone.

Pour la première fois de sa carrière, Errani a dominé une joueuse du «Top-10», l'Allemande Angelique Kerber, sortie en deux sets 6-3, 7-6 (2) en quart de finale de Roland-Garros.

L'Italienne de 25 ans affrontera en demi-finale l'Australienne Samantha Stosur, finaliste en 2010 et tenante du titre aux Internationaux des États-Unis. Stosur a évincé en deux sets 6-4, 6-1 la Slovaque Dominika Cibulkova, gagnante au tour précédent de la numéro un mondiale la Bélarusse Victoria Azarenka.

«Je suis contente de mon match aujourd'hui. Je suis une battante, je me bats sur chaque point», a souligné Errani, qui estime avoir donné du corps à son tennis grâce à un récent changement de raquette.

L'Italienne compense sa petite taille (1,64 mètre) par une excellente vision du jeu. Elle se dit «inspirée» par Schiavone, pratiquement inconnue quand elle était parvenue en finale de Roland-Garros en 2010 pour y battre Stosur.

«Vu ma taille, il faut que j'utilise d'autres arguments: mon mental, ma rapidité», a expliqué Errani, qui n'avait jamais dépassé le deuxième tour à Paris et restait sur 28 défaites face à des joueuses parmi les 10 meilleures. Si je n'ai pas la puissance, j'essaye de trouver d'autres arguments.»

«Errani est très tactique, a reconnu Stosur, favorite de la demi-finale par son statut de sixième tête de série et sa taille de 1,72 mètres. Elle a une année exceptionnelle.»

Quart de finaliste aux Internationaux d'Australie, Errani classée 24e mondiale et 21e tête de série, est la joueuse la plus titrée sur terre cette saison, avec trois sacres à Acapulco, Barcelone et Budapest.

Stosur l'a récemment dominée à Rome en deux sets.

«Je l'ai déjà battue, mais Roland-Garros, c'est différent», reconnaît Stosur, méfiante. L'Australienne a été marquée par sa défaite face à Schiavone il y a deux ans et par la transcendance apparente de la Milanaise lors de cette finale.

«Ce que j'ai appris de cette finale, c'est que Schiavone a augmenté son niveau de jeu. Ça été une leçon difficile. J'en ai tiré les enseignements, c'est une situation que je ne souhaite pas rééditer.»

Stosur pourra s'appuyer sur son service «kické» qui a fait mal à Cibulkova, 15e tête de série.

«Quand j'étais jeune, mon entraîneur m'a fait travailler mon service 'kické' qui est devenu de plus en plus efficace», a souligné l'Australienne de 28 ans, finaliste à Doha cette saison.

«Elle (Stosur) joue comme un homme, c'est difficile de jouer contre un homme, a déclaré Cibulkova, éliminée par l'Australienne en une heure 25 minutes de jeu. Son service est son arme la plus forte.»

Errani n'aura pas à nourrir de complexe puisqu'elle a déjà éliminé en cours de route deux anciennes lauréates de Roland-Garros, la Serbe Ana Ivanovic (2008) et la Russe Svetlana Kuznetsova (2009) avant de faire plier Kerber qu'elle n'avait jamais battue.

Kerber, 10e tête de série et 10e mondiale, qui était invaincue à Paris cette saison après son titre à l'Open Gaz de France en février, a manqué deux balles de set à 6-5 sur son service dans la deuxième manche. Mais l'Allemande de 24 ans n'a jamais réellement pesé sur la rencontre, commettant 24 fautes directes contre seulement 14 à l'Italienne.

Dans le bris d'égalité décisif, l'Italienne s'est offert quatre balles de match sur un revers croisé à l'extérieur et l'a emporté sur un retour de service hors des limites de son adversaire.

«La terre battue est sa surface, a convenu Kerber. Elle était plus agressive que moi. Elle se déplace très bien et fait très peu d'erreurs.»

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