NOUVELLES

Le pétrole recule à New York, le marché incertain avec la réunion du G7

05/06/2012 09:40 EDT | Actualisé 05/08/2012 05:12 EDT

Les cours du pétrole évoluaient en baisse mardi après l'ouverture à New York, les investisseurs attendant sans grande conviction l'issue d'une réunion téléphonique des ministres des Finances du G7.

Vers 13H20 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juillet cédait 19 cents par rapport à la clôture de lundi, à 83,79 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Il avait ouvert en légère hausse mais a changé de tendance car "il n'y a pas trop d'éléments sur lesquels miser à la hausse", a indiqué Bart Melek, stratège chez TD Securities.

"Le brut fait face à des développements négatifs une fois encore", a ajouté Matt Smith, de Summit Energy (groupe Schneider Electric).

La brève tentative de hausse s'explique, selon M. Melek, par le rattrapage nécessaire après la "violente correction à la baisse" du mois de mai. Le pétrole coté à New York avait ainsi perdu 25 dollars sur le mois.

Les opérateurs étaient surtout suspendus à une réunion téléphonique des grands argentiers du G7, qui sera suivie mercredi d'une réunion de la Banque centrale européenne (BCE) et jeudi d'une allocution du président de la Réserve fédérale (Fed), Ben Bernanke.

Les grandes puissances du G7 se penchent sur une zone euro en pleine réflexion sur son avenir, et pressée par les Etats-Unis et le Canada de prendre les mesures décisives contre la crise de la dette et la fragilité du secteur bancaire espagnol.

L'espoir d'une hypothétique action des banques centrales a un temps soutenu les marchés financiers avant de retomber quelque peu.

"On ne va sans doute pas voir de changement de taux d'intérêt de la BCE cette semaine mais je m'attends à ce que (le patron de la BCE) Mario Draghi dise quelque chose de bien", a indiqué M. Melek.

Pour Phil Flynn, de PFG Best, "le marché s'accroche à l'espoir que les dirigeants européens viendront d'une manière ou d'une autre à la rescousse des économies en difficulté et trouveront un plan pour sauver l'Espagne et le reste de la zone euro".

Selon Bart Melek, l'institution de Francfort pourrait notamment réaffirmer "qu'elle sera là pour aider à stabiliser" la zone euro en difficulté et enclencher "une opération d'assouplissement monétaire à long terme".

sab/sl/sam

PLUS:afp