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Le pétrole finit en hausse à New York: 84,29 dollars le baril

05/06/2012 03:08 EDT | Actualisé 05/08/2012 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont terminé en hausse mardi à New York dans le sillage de la conférence téléphonique des ministres des Finances du G7, le marché voulant croire qu'une action concertée internationale est à venir sur le front de la dette.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juillet a gagné 31 cents par rapport à la clôture de lundi, à 84,29 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Après la chute dramatique de la semaine dernière avec l'inquiétude pour l'Europe, les cours rebondissent maintenant dans l'espoir de voir une sorte de plan de sauvetage mondial", a indiqué Phil Flynn, de PFG Best.

Un rattrapage est nécessaire après la "violente correction à la baisse" du mois de mai, a renchéri Bart Melek, de TD Securities. Le pétrole coté à New York avait ainsi perdu quelque 25 dollars sur le mois.

"On est maintenant dans une sorte de pause et on veut voir ce que l'Europe va faire pour l'Espagne, si elle va être sauvée", a-t-il ajouté.

A la veille d'une réunion de la Banque centrale européenne (BCE), et alors que les pays européens du G7 se sont engagés à répondre "rapidement" à la crise de la zone euro lors d'une conférence téléphonique mardi, le stratège a confié son espoir de voir la BCE "mettre enfin la main dans le cambouis".

Car pour le marché pétrolier "il y a de grandes inquiétudes que, sans solution, l'Espagne soit incapable de recapitaliser ses banques et honorer ses dettes", a expliqué Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

Les opérateurs gardaient ainsi l'espoir de voir les banques centrales prendre des mesures, à l'occasion de la réunion de la BCE mercredi et de l'allocution du patron de la banque centrale américaine (Fed), Ben Bernanke, jeudi.

"On espère que Bernanke va annoncer une nouvelle mesure d'assouplissement monétaire qui va affaiblir le dollar", a souligné Andy Lipow.

En effet, le dollar n'a cessé de se renchérir ces dernières semaines, sous l'effet du désintérêt pour l'euro. Or, un renforcement du billet vert pénalise les acheteurs munis de devises étrangères, les barils étant libellés en dollars.

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