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La "menace terroriste persiste" en Algérie, selon le patron de la police

05/06/2012 07:03 EDT | Actualisé 05/08/2012 05:12 EDT

Le patron de la police algérienne, le général Abdelghani Hamel, a déclaré que "la menace terroriste" était présente dans toutes les régions du pays, obligeant les forces de l'ordre à démultiplier les mesures préventives, dans une interview parue mardi dans le quotidien El-Khabar.

"La menace terroriste persiste dans toutes les régions de l'Algérie", a-t-il souligné au journal arabophone.

"Les attaques terroristes qui touchent la stabilité et la sécurité de l'Etat ont poussé la DGSN (Direction générale de la sécurité nationale) à prendre des mesures préventives et à multiplier le travail de terrain avec la mise en place de forces de sécurité face à ces menaces", a-t-il insisté.

Ces mesures "n'ont rien à voir avec la levée de l'état d'urgence" il y a un an, en avril 2011 après 19 ans d'imposition pour faire face à la violence islamiste, a-t-il souligné en citant "les barrages de sécurité aux entrées et sorties des villes et sur les routes menant vers des lieux sensibles".

Après la fin de la décennie noire de guerre civile entre les forces de sécurité et les islamistes au milieu des années 2000, le président Abdelaziz Bouteflika a instauré une réconciliation nationale accordant l'amnistie en échange d'une repentance et d'une remise des armes.

Mais la violence islamiste n'a jamais cessé en particulier en Kabylie où les attaques sont quasi quotidiennes, les insurgés se cachant dans les maquis de la région. Les tensions sont également très vives dans le sud du pays, dans la bande du Sahel.

A la question de savoir si les groupes se réclamant d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) avaient la capacité de recruter dans les quartiers populaires, le général Hamel a écarté cette possibilité, affirmant que la police y avait installé des "postes de proximité" pour parer à cette éventualité.

Le général Hamel, ancien commandant de la Garde républicaine a succédé au colonel Ali Tounsi assassiné dans son bureau par un collaborateur le 25 février 2010.

ad-bmk/aub

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