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La CAQ veut un plan pour assurer la sécurité des événements cet été à Montréal

05/06/2012 04:38 EDT | Actualisé 05/08/2012 05:12 EDT

QUÉBEC - Le gouvernement du premier ministre Jean Charest doit mettre de l'avant un plan pour assurer le déroulement sécuritaire des événements estivaux à Montréal, a estimé mardi la Coalition avenir Québec (CAQ).

Le député caquiste Daniel Ratthé a soutenu en Chambre que le gouvernement manque de leadership pour rassurer les organisateurs de grands événements et représentants de l'industrie touristique.

«Il y a déjà trois semaines que les principaux acteurs de l'industrie touristique ont lancé un cri du coeur au gouvernement pour qu'il mette fin à la crise actuelle, a-t-il dit. La seule réponse qui leur a été donnée, ça a été de quitter la table de négociation jeudi passé et de laisser la crise se poursuivre.»

Selon M. Ratthé, le gouvernement fait erreur en misant sur la lassitude des manifestants qui défilent au centre-ville de Montréal depuis des semaines.

«À l'aube de la saison touristique montréalaise, est-ce que le gouvernement a un plan soit pour régler la crise ou s'assurer que ces événements vont se dérouler de façon sécuritaire?» a-t-il demandé.

Le député caquiste s'est particulièrement inquiété d'une action qui vise à perturber la ligne de métro reliant le centre-ville au site du Grand Prix du Canada, la fin de semaine prochaine.

Par crainte de perturbations, les organisateurs de la course automobile ont déjà annulé une partie de la programmation, soit une journée portes ouvertes.

Au Salon bleu, en réponse à M. Ratthé, la ministre du Tourisme, Nicole Ménard, a assuré qu'elle était en contact avec les représentants du secteur touristique.

Lors d'un point de presse qui a suivi la période des questions, Mme Ménard a affirmé que les organisateurs du Grand Prix étudient actuellement les moyens à mettre en place pour la sécurité du site et du métro.

«Ils sont équipés question sécurité, c'est leur domaine à eux, a-t-elle dit. Avec la Ville de Montréal, le métro, ils sont à regarder quelles mesures prendre, sur le site aussi.»

Mme Ménard a indiqué qu'elle ne participe pas directement aux discussions relatives à la sécurité. Selon la ministre, aucune demande particulière n'a été formulée au gouvernement jusqu'ici.

«Il n'y a pas de demande pour l'instant, on travaille, on discute, qu'est-ce qu'on peut faire», a-t-elle dit.

Lundi, le président et fondateur du groupe Juste pour rire, Gilbert Rozon, a rencontré des leaders étudiants pour exprimer ses craintes face aux risques de perturbations des événements cet été à Montréal.

Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a fait de même mardi, en s'entretenant avec la présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Martine Desjardins.

Selon M. Ratthé, cela illustre le manque d'initiative du gouvernement dans ce dossier.

«Plutôt que de penser que la paix sociale va revenir par magie grâce à la lassitude, peut-être, des étudiants, qu'attend le premier ministre pour relancer les discussions et rencontrer personnellement les étudiants?» a-t-il demandé.

En Chambre, le ministre des Finances, Raymond Bachand, a soutenu qu'une loi spéciale, adoptée d'urgence par le gouvernement pour limiter les manifestations, a porté ses fruits.

«Depuis la loi 78, le calme est rétabli à Montréal, a-t-il dit. Mais il y a des actions que nous devons faire avec l'industrie touristique, et nous nous assoyons quotidiennement avec l'industrie touristique.»

La semaine dernière, le gouvernement a mis un terme aux négociations en cours avec les étudiants, qui ont entamé il y a trois mois un mouvement de grève pour protester contre la hausse des droits de scolarité.

Le Grand Prix du Canada, une course de Formule 1 retransmise à travers le monde, est depuis longtemps évoqué par les manifestants comme une occasion de faire sentir leur présence.

D'autres festivals doivent s'enchaîner pendant la période estivale au centre-ville de Montréal.

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