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Division au congrès des Arabes maliens en Mauritanie

05/06/2012 08:30 EDT | Actualisé 05/08/2012 05:12 EDT

Les Arabes maliens réunis en congrès dans une localité du sud de la Mauritanie se sont divisés sur l'idée d'un "Mali laïc et unifié", les opposants à ce concept se retirant des travaux, selon un participant mardi.

Les indépendantistes, minoritaires, "ont surpris tout le monde en annonçant leur retrait du congrès après un accord qui a pourtant pris en compte leur volonté de mettre en place une branche armée parmi les Arabes en cas de guerre", a expliqué à l'AFP Ahmed Elkori, responsable de la communication du congrès joint depuis Nouakchott.

Les Arabes maliens en faveur d'un "Mali laïc et unifié", représentent "95% des participants", à ce congrès qui a débuté dimanche et doit prendre fin mardi soir dans la localité mauritanienne de Nbeikett Lehouache, a ajouté M. Elkori.

Selon les organisateurs, ce congrès visait à chercher "une stratégie conduisant à une sortie de crise équitable et définitive" dans le nord du Mali, occupé depuis plus de deux mois par divers groupes armés, incluant les indépendantistes touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), et les islamistes d'Ansar Dine et leurs alliés d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

La branche armée "devait être mise en veille et maintenue en vie pour parer à toute éventualité, mais le projet est mort avec le retrait des représentants du FNLA (Front national de libération de l'Azawad), conduit par Sid'Brahim Ould Sidatt", a expliqué Ahmed Elkori.

Composé quasi-exclusivement d'Arabes, le FNLA a annoncé sa création le 8 avril, se présentant comme un mouvement laïc, ni sécessionniste ni islamiste.

En annonçant son retrait du congrès, le chef de la délégation du FNLA Sid'Brahim Ould Sidatt a fait état d'une volonté indépendantiste. "Nous allons en guerre pour la libération de Tombouctou", ville mythique du nord-ouest du Mali, "et l'indépendance de notre territoire. Ceux qui veulent nous suivre sont les bienvenus", a-t-il déclaré selon ses propos rapportés par M. Elkori.

D'après Ahmed Elkori, les partisans d'un Mali indivisible poursuivaient le congrès en présence notamment de délégations officielles du Mali, de Mauritanie et d'Algérie.

Il est prévu la création de trois commissions, dont une chargée de la Sécurité et dirigée par le colonel major Mohamed Abdarrahmane Ould Meydou, de l'armée régulière malienne.

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