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Des dizaines de milliers de Sud-Soudanais attendent encore un rapatriement

05/06/2012 11:55 EDT | Actualisé 05/08/2012 05:12 EDT

Les Sud-Soudanais candidats au rapatriement affluent depuis des semaines dans les points de rassemblement autour de Khartoum, où des leaders locaux les estiment à près de 38.000 pour l'instant, selon le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

Alors que l'Organisation internationale des migrations (OIM) doit achever cette semaine le rapatriement par avion de quelque 12.000 Sud-Soudanais bloqués depuis des mois dans le port fluvial de Kosti, à 300 km au sud de la capitale soudanaise, le nombre de candidats au départ ne cesse de croître.

Des centaines de milliers de Sud-Soudanais installés au Nord, pour la plupart parce qu'ils y sont nés ou s'y sont réfugiés pendant la guerre civile (1983-2005), sont partis avant la partition en juillet 2011, mais quelque 350.000 autres se trouvaient encore au Nord au 8 avril, date limite fixée par Khartoum pour qu'ils partent ou régularisent leur situation.

Certains sont restés pour ne pas quitter un emploi ou un conjoint nordiste, et d'autres sont d'anciens fonctionnaires limogés à la partition qui attendent de percevoir leurs indemnités.

Mais sur les 37 "points de rassemblement" établis autour de Khartoum, le nombre de candidats au départ, installés en général dans des conditions très précaires, a augmenté "de manière significative" depuis mars, a expliqué Philippa Candler, une responsable du HCR au Soudan.

Selon Mme Candler, certains d'entre eux avaient espéré partir dans les convois routiers organisés par les deux pays en mars, mais suspendus en avril lorsque les tensions entre Juba et Khartoum ont dégénéré en combats meurtriers à la frontière.

D'autres expliquent ne plus pouvoir subvenir à leurs besoins au Nord. Et certains espèrent bénéficier du même pont aérien que les réfugiés de Kosti, a ajouté la responsable du HCR.

L'OIM a pourtant insisté sur le caractère "exceptionnel" de l'opération, mise en place parce que les 12.000 Sud-Soudanais bloqués depuis des mois à Kosti dans des conditions déplorables avaient été sommés par les autorités de partir.

it/fc/vl

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