Crise de la dette européenne : le temps presse, avertit Stephen Harper

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Stephen Harper (Radio-Canada.ca)
Stephen Harper (Radio-Canada.ca)

Le premier ministre Stephen Harper estime que le temps commence à manquer pour régler la crise de la dette européenne, qui a d'ailleurs fait l'objet d'une conférence téléphonique extraordinaire des ministres des Finances des pays du G7.

M. Harper a exprimé ses inquiétudes au cours d'une entrevue accordée au réseau CBC depuis Londres, où il participait aux célébrations entourant le jubilé de diamant de la reine Élisabeth II. Les dirigeants ont fait un bon travail pour éviter une catastrophe, a-t-il soutenu, déplorant toutefois qu'il n'existe pas de solutions définitives ou de plan à long terme.

« Je ne veux pas sembler alarmiste, mais dans un sens, je pense qu'on se rapproche de plus en plus de la fin de la piste d'atterrissage. En ce qui concerne la structure de la zone euro et la résolution de ces problèmes, nous avons besoin d'un plan d'ensemble plus large », a soutenu M. Harper.

« Nous ne pouvons pas dire : "Attendons l'élection grecque."" Nous ne pouvons pas laisser l'élection grecque déterminer l'avenir de l'économie mondiale. Ce n'est pas juste pour qui que ce soit. », a affirmé le premier ministre Stephen Harper.

Quel espace reste-t-il sur la piste ? a demandé le journaliste Peter Mansbridge.« Nous disposons encore d'une certaine marge de manoeuvre, mais nous ne pouvons pas constamment être confrontés à des problèmes à court terme. Nous devons avoir un plan pour rendre cette situation stable », a répondu M. Harper.