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Les Emirats arabes unis ont enregistré une croissance de 4,2% en 2011

04/06/2012 04:34 EDT | Actualisé 03/08/2012 05:12 EDT

L'économie des Emirats arabes unis a connu une croissance de 4,2% en 2011 et devrait progresser cette année d'environ 3% compte tenu de la chute des prix du pétrole brut, a annoncé lundi le ministre de l'Economie de ce riche pays pétrolier.

La croissance du PIB émirati est passée de 1,3% en 2010 à 4,2% en 2011, a déclaré à la presse le ministre, Sultan Ben Saïd al-Mansouri. Ce chiffre est inférieur à l'estimation du Fonds monétaire international (FMI), qui avait prévu une croissance de 4,9% pour 2011.

M. Mansouri a attribué cette forte croissance à la hausse des prix du pétrole en 2011, ainsi qu'aux bonnes performances de secteurs non-pétroliers, en particulier le tourisme, qui a progressé de 8%.

Au total, les revenus pétroliers ont contribué à environ 31% au PIB et le commerce à hauteur de 13,5%, a ajouté le ministre.

M. Mansouri s'est dit "optimiste pour 2012", indiquant que le prix du baril de brut avait atteint une moyenne de 114 dollars durant les quatre premiers mois de l'année. Pour 2012, "je ne parlerais pas d'une croissance de 4% mais je dirais plutôt qu'on tournerait autour de 3%", a-t-il déclaré.

Les cours du pétrole continuaient leur repli lundi matin en Asie, après la publication de chiffres décevants pour les économies chinoise et américaine, qui font craindre un ralentissement de la demande de brut.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juillet perdait 78 cents, à 82,45 dollars US, dans les échanges matinaux. Le baril de Brent de la mer du Nord à même échéance reculait de 74 cents à 97,69 USD.

M. Mansouri a estimé qu'un baril à 100 dollars serait un "bon prix" pour les Emirats, quatrième producteur de l'Opep avec des réserves prouvées de 97,8 milliards de barils.

Le ministre s'est plaint de l'effet négatif sur le commerce des sanctions internationales contre l'Iran soupçonné par les pays occidentaux de chercher à se doter de l'arme atomique.

"Le commerce avec l'Iran a toujours porté sur les produits de consommation (...) et cela ne doit pas s'arrêter", a-t-il dit, ajoutant que les restrictions sur les transactions financières affectaient les échanges entre les deux pays.

Dubaï est l'une des plaques tournantes du commerce avec l'Iran et accueille une importante communauté iranienne.

Les sanctions contre les banques iraniennes ont perturbé et ralenti le commerce entre les deux pays de quelque 20%, selon des importateurs iraniens.

ak/mh/tp

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