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Le pétrole ouvre en baisse à New York et tente une stabilisation

04/06/2012 09:44 EDT | Actualisé 04/08/2012 05:12 EDT

Les cours du pétrole évoluaient en légère baisse lundi à New York, tentant une stabilisation après le recul sévère des derniers jours dans un contexte de ralentissement économique mondial.

Vers 13H20 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juillet perdait 8 cents par rapport à la clôture de vendredi, à 83,15 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 97,38 dollars, en baisse de 1,05 dollar par rapport à la clôture de vendredi.

Les cours avaient perdu 3,30 dollars vendredi à New York et selon John Kilduff, d'Again Capital, "le marché cherche à se stabiliser" après une chute de quelque 25 dollars en un mois.

"Nombre de participants avaient anticipé qu'un plancher serait atteint à 90 dollars le baril et ont ainsi été pris au dépourvu", a commenté Commerzbank, expliquant que le recul supplémentaire montrait que des fonds spéculatifs s'étaient retirés du marché.

Les prix continuent à reculer sur "les chiffres de l'emploi aux Etats-Unis qui ont envoyé un mauvais signal" vendredi, a fait valoir M. Kilduff. Le taux de chômage est remonté en mai pour s'établir à 8,2%, alors que les embauches progressaient à leur rythme le plus faible en douze mois.

"La faiblesse des données économiques après le déluge de vendredi (...) a encore plus découragé le marché pétrolier", a ajouté Matt Smith, de Summit Energy (groupe Schneider Electric).

De manière générale, le marché est plombé par le net renchérissement du dollar, dont le statut de valeur refuge était renforcé par les déboires de la zone euro.

"De mauvaises statistiques économiques aux Etats-Unis et en Chine, ainsi que la crise de la dette souveraine en zone euro entraînent une appréciation du dollar et mettent de fait le marché des matières premières sous pression", écrit Commerzbank.

En plus de la situation en Europe, "les craintes d'un ralentissement en Chine (deuxième consommateur mondial de brut) restent très présentes, avec des chiffres sur la production non manufacturière inférieurs aux attentes", a souligné M. Smith.

sab/sl/sam

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