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Le gouvernement libyen reprend le contrôle de l'aéroport de Tripoli

04/06/2012 09:52 EDT | Actualisé 04/08/2012 05:12 EDT

TRIPOLI, Libye - Le gouvernement libyen a repris le contrôle de l'aéroport de la capitale, pris plus tôt dans la journée par des miliciens armés de mitrailleuses et de véhicules blindés, a annoncé le président libyen par intérim lundi soir.

Dans une entrevue avec la chaîne arabophone Al-Jazira, le chef du Conseil national de transition, Mustafa Abdul-Jalil, affirme que l'aéroport a été attaqué et pris en otage pendant plusieurs heures parce qu'il s'agit d'une «installation stratégique». Il a promis que le contrôle de l'aéroport n'échapperait plus au gouvernement.

M. Abdul-Jalil n'a pas voulu expliquer comment les rebelles avaient pu prendre l'aéroport aussi facilement lundi après-midi, affirmant seulement que les autorités devaient être «pacifiques et diplomatiques» dans la gestion des problèmes du pays.

Les miliciens originaires de la ville de Tarhouna ont pris l'aéroport et se sont installés sur la piste, forçant les autorités à dérouter les vols vers la base militaire de Metiga, dans le centre de Tripoli, a expliqué un responsable du Comité de sécurité de Tripoli, Mohammed el-Gharyani.

MM. Abdul-Jalil et El-Gharyani ont tous les deux affirmé que les miliciens étaient en colère contre l'arrestation de leur commandant, Abu Oleija al-Habishi, dimanche.

La ville de Tarhouna, située à 80 kilomètres au sud-est de Tripoli, était l'un des fiefs de l'ancien dictateur Mouammar Kadhafi. Des membres de cette tribu dominante, également appelée Tarhouna, occupaient de nombreux postes dans l'armée sous l'ancien régime. Les résidants de la ville paraissent suspects aux yeux des anciens rebelles qui ont renversé Kadhafi.

L'attaque contre l'aéroport survient deux semaines avant la date prévue pour les premières élections générales depuis 1969 en Libye. Le 19 juin, les Libyens doivent élire une assemblée de 200 membres qui supervisera la rédaction de la nouvelle Constitution et qui formera un gouvernement.

Des responsables électoraux et des responsables gouvernementaux ont récemment tenu des propos contradictoires sur la possibilité que les élections soient reportées compte tenu de la situation instable à Tripoli et dans d'autres villes.

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