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L'ancien cardiologue Guy Turcotte saura mardi s'il pourra recouvrer sa liberté

04/06/2012 10:14 EDT | Actualisé 04/08/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - L'ex-cardiologue Guy Turcotte saura mardi s'il peut recouvrer sa liberté près d'un an après avoir été déclaré non criminellement responsable de la mort de ses deux enfants.

La Commission d'examen des troubles mentaux rendra sa décision par écrit en avant-midi. Le tribunal administratif, exceptionnellement composé de cinq commissaires plutôt que trois, délibère depuis la mi-mars après avoir tenu cinq journées d'audience.

Trois verdicts sont possibles: détention pendant au moins un an dans un établissement psychiatrique, remise en liberté avec conditions ou liberté inconditionelle.

Actuellement détenu à l'Institut Philippe-Pinel à Montréal, Turcotte a reconnu avoir poignardé à 46 reprises Olivier, âgé de 5 ans, et Anne-Sophie, âgée de 3 ans, le 20 février 2009 dans la maison qu'il louait à Piedmont depuis sa séparation avec la mère des petits, Isabelle Gaston, trois semaines plus tôt. Il avait ensuite tenté de se suicider en avalant du lave-glace.

Lors du procès amorcé en avril 2011 au palais de justice de Saint-Jérôme, les avocats de l'ancien médecin avaient toutefois nié que leur client avait agi avec préméditation et de manière délibérée pour se venger de son ex-conjointe, soutenant que son geste troublant était plutôt le fruit d'un trouble d'adaptation jumelé à de l'anxiété et à une humeur dépressive.

Le 5 juillet 2011, un jury composé de sept femmes et de quatre hommes a décrété qu'il était non criminellement responsable en raison de troubles mentaux, un verdict controversé qui avait suscité la colère d'une bonne partie de la population.

Lors des audiences de la Commission, le Dr Pierre Rochette, psychiatre traitant de Guy Turcotte à Pinel, a avoué ne pas avoir encore compris pourquoi son patient avait commis un acte d'une telle violence sur ses propres enfants et recommandé qu'il demeure hospitalisé.

Mme Gaston s'est également opposée à la libération de son ancien conjoint, disant qu'elle craignait pour sa vie.

Le principal intéressé et ses proches ont pour leur part plaidé en faveur d'une libération sans restriction. Turcotte a assuré aux commissaires qu'il était un homme transformé, qu'il souhaitait recommencer à pratiquer la médecine, refaire sa vie avec une autre femme et peut-être même ravoir des enfants.

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