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Euro-2012 - Derniers réglages, premières arrivées, énièmes blessures

04/06/2012 11:47 EDT | Actualisé 04/08/2012 05:12 EDT

En attendant le Jour J, vendredi avec le match d'ouverture de l'Euro-2012 Pologne-Grèce à Varsovie, les 16 participants partagent leur temps entre derniers réglages, forfaits ou blessures à gérer, ou encore transferts vers les pays organisateurs, Pologne et Ukraine.

Les qualifiés pour ce 14e Euro, hors pays-hôtes, prennent au fil des jours le chemin de leurs camps de base.

Les premiers de cordée ont été dimanche la République Tchèque, la Russie et la Grèce, arrivées en Pologne. Ces trois équipes forment avec la Pologne le groupe A, premier en lice, avec Pologne-Grèce, le match d'ouverture, et Russie-République Tchèque à Wroclaw, également vendredi.

Ce lundi, le Danemark, l'Allemagne et les Pays-Bas sont arrivés en Pologne. Ces sélections font partie du groupe B, le fameux "groupe de la mort", avec le Portugal, attendu plus tard dans la nuit. L'Eire (groupe C avec l'Espagne, l'Italie et la Croatie) devait arriver encore plus tard dans la nuit de lundi à mardi vers 02h00 (04h00 GMT).

Dimanche, la République Tchèque avait voyagé dans un train à grande vitesse à la locomotive peinte aux couleurs de l'équipe nationale entre Prague et Wroclaw, qui sera leur camp de base.

Les autres ont pris l'avion. L'arrivée de la Russie en Pologne n'est pas anodine et s'inscrit dans un Euro pas comme les autres qui sera très politique.

La Russie a pris ses quartiers dans un grand hôtel du centre de Varsovie, à proximité du palais présidentiel où a lieu, chaque 10 du mois, une cérémonie en souvenir de l'ex-président polonais Lech Kaczynski qui donne lieu à des manifestations d'hostilité à l'égard de la Russie...

Sur les terrains, le match de l'Espagne contre la Chine a livré dimanche les derniers enseignements pour la Roja championne d'Europe et du monde. Les Espagnols se sont imposés en mode "service minimum" (1-0), mais ont évité l'écueil de la France, qui s'était inclinée avant le Mondial-2010 contre ce même modeste adversaire en amical (défaite 1-0), signe avant-coureur de l'épopée désastreuse des Bleus en Afrique du Sud.

Les Bleus d'aujourd'hui semblent en meilleure forme. Après un match bancal contre l'Islande (menés 2 à 0 à la pause, les Bleus ont gagné 3 à 2) la victoire contre la Serbie (2-0) a été plus convaincante.

Il reste encore un dernier test aux Bleus contre l'Estonie mardi, avant de rencontrer le 11 juin à Donetsk une équipe d'Angleterre où les forfaits s'accumulent (Cahill, mâchoire cassée, s'ajoute à Barry et Lampard).

Avec Cahill et Lampard, ce sont deux vainqueurs de la dernière Ligue des champions avec Chelsea qui disparaissent de la liste de Roy Hodgson, sans oublier la suspension de Rooney pour les deux premiers matches.

L'Angleterre n'est pas la seule sélection à pâtir des blessures. L'attaquant de la Croatie Olic, blessé à la cuisse droite, a été contraint lundi de déclarer forfait. Et un des défenseurs centraux de l'Italie, Barzagli, risque d'en faire de même à cause d'une déchirure au mollet gauche qui pourrait le tenir écarté des terrains une vingtaine de jours...

Parmi les dernières équipes à se roder, l'Eire de l'inusable Giovanni Trapattoni (73 ans) avait encore un dernier match de préparation contre la Hongrie ce lundi soir. Mardi, les derniers amicaux auront lieu avec Suède-Serbie et Turquie-Ukraine.

Hors terrain, l'actualité de lundi a été marquée par les critiques du responsable de la communauté juive d'Allemagne, qui a regretté que seuls trois joueurs de l'équipe nationale de football se soient rendus sur le site du camp de la mort nazi d'Auschwitz et non l'ensemble de la Mannschaft.

pgr/sk

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