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Quatre morts dans des combats nocturnes entre pro et anti-Assad au Liban

03/06/2012 02:53 EDT | Actualisé 02/08/2012 05:12 EDT

Quatre personnes ont été tuées dans des combats nocturnes dans le nord du Liban entre partisans et opposants au régime syrien, portant à 14 morts le bilan des affrontements malgré le renforcement de la présence de l'armée, selon une source des services de sécurité.

Les échanges de tirs "ont été très violents durant la nuit, et ont fait quatre morts" à Tripoli, portant le bilan total des affrontements depuis samedi avant l'aube à 14 morts et 48 blessés, a précisé cette source à l'AFP.

Selon le correspondant de l'AFP sur place, l'armée a commencé à renforcer sa présence dans la zone des combats après que les affrontements ont baissé d'intensité à partir de 05H00 locales (02H00 GMT). Mais en dépit des renforts, des échanges de tirs ont eu lieu par intermittence.

Les combats opposent des hommes armés du quartier de Bab el-Tebbaneh, majoritairement sunnite et hostile au régime syrien de Bachar al-Assad, à des miliciens de Jabal Mohsen, quartier alaouite soutenant ce régime. M. Assad est lui-même de confession alaouite.

L'agence nationale d'information libanaise a indiqué que plusieurs obus étaient tombés dans des quartiers relativement éloignés du secteur des affrontements.

La décision de renforcer le déploiement de l'armée a été prise après une réunion samedi soir au domicile du Premier ministre Najib Mikati, originaire de Tripoli, avec les notables et les responsables de la sécurité de la ville.

Les participants ont demandé à l'armée et aux Forces de sécurité intérieure (FSI) de prendre immédiatement des mesures fermes pour arrêter les combats, selon les médias locaux.

La ville de Tripoli a déjà été secouée à la mi-mai par une semaine de heurts entre ces pro et anti-Assad, qui avaient fait 10 morts.

L'armée est intervenue le 15 mai prenant position rue de Syrie, qui sépare les deux quartiers, avant de se déployer à l'intérieur.

Mais les soldats se retirent de la zone des combats lorsque les affrontements se renouvellent.

La révolte en Syrie exacerbe les tensions au Liban, qui a connu 30 ans d'hégémonie syrienne et reste profondément divisé entre adversaires et partisans d'Assad.

Après les premières violences à Tripoli mi-mai, les incidents se sont étendus à Beyrouth, où deux personnes ont été tuées le 21 mai, à la suite de la mort d'un dignitaire sunnite hostile au régime syrien tué par l'armée.

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