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L'armée soudanaise affirme avoir tué 45 rebelles au Darfour

03/06/2012 03:45 EDT | Actualisé 02/08/2012 05:12 EDT

L'armée soudanaise a affirmé avoir tué 45 rebelles s'adonnant à des pillages dans l'est du Darfour samedi, tandis que les insurgés ont assuré avoir pris le contrôle d'un complexe militaire.

Des rebelles du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM) ont attaqué Fataha et "pillé le marché. Nos troupes ont répondu. Nous avons tué 45 rebelles et détruit 16 véhicules du JEM", a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'armée, Sawarmi Khaled Saad.

"Après, ils se sont retirés vers l'ouest et nous les pourchassons toujours", a-t-il ajouté, en précisant que quelques soldats avaient été blessés dans les heurts.

Le gouverneur de l'Etat du Nord-Darfour, Osmane Kibir, a confirmé à la télévision d'Etat que les rebelles avaient "pillé les magasins, attaqué des civils et volé de la nourriture et du carburant".

En raison des restrictions d'accès imposées à la presse, ces informations et bilans ne pouvaient être vérifiés de manière indépendante.

Le JEM n'a pas réagi à ces accusations, mais avant cela le porte-parole du JEM, Gibril Adam Bilal, avait affirmé que les rebelles avaient pris le contrôle d'un complexe de l'armée à l'est de la capitale de l'Etat El-Facher au Darfour, tuant un nombre non précisé de soldats et saisissant 16 véhicules militaires.

En avril, le chef de la mission conjointe ONU-Union africaine au Darfour (Minuad) avait exprimé son inquiétude concernant l'exploitation par les rebelles des tensions entre le Soudan et le Soudan du Sud.

Les principaux groupes rebelles considèrent le régime d'Omar el-Béchir comme trop peu représentatif de la diversité politique, ethnique et religieuse du pays.

En 2003, les mouvements issus des tribus non-arabes du Darfour se sont soulevés contre le gouvernement soudanais, dominé par des Arabes. Le régime avait réagi en envoyant des milices, entraînant une guerre civile qui a fait au moins 300.000 morts selon l'ONU, 10.000 selon Khartoum.

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