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Ban Ki-moon pour des discussions internationales élargies sur la Syrie

03/06/2012 06:41 EDT | Actualisé 03/08/2012 05:12 EDT

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon s'est prononcé dimanche pour des "discussions internationales élargies" sur la Syrie, indiquant avoir "pris acte" de la demande des pays arabes de fixer un calendrier l'application du plan de paix.

"J'ai pris note des recommandations de la Ligue arabe d'augmenter le nombre d'observateurs et de fixer un calendrier" pour l'application du plan de sortie de crise de l'émissaire arabe et international Kofi Annan, a déclaré M. Ban à Jeddah (ouest de l'Arabie saoudite).

"J'espère qu'elles seront discutées par le Conseil de sécurité", a-t-il dit, ajoutant être en en faveur "de discussions internationales élargies pour toute action future" destinée à mettre fin au conflit en Syrie, au moment où les membres du Conseil sont divisés sur le moyen de le faire.

Les ministres arabes des Affaires étrangères, réunis samedi à Doha, ont demandé à l'ONU de fixer un calendrier pour l'application du plan Annan préconisant notamment un cessez-le-feu et de recourir au Chapitre VII de sa charte pour imposer au régime des sanctions et rompre les liens diplomatiques.

"Notre priorité pour le moment est d'aider le peuple syrien qui a un besoin urgent de notre soutien", a ajouté le secrétaire général de l'ONU, à l'issue d'un entretien avec le secrétaire général de l'Organisation de la Coopération islamique (OCI), Ekmeleddin Ihsanoglu.

"L'ONU et l'OCI vont faire tout ce qu'elles peuvent en étroite coopération pour soutenir les efforts de notre envoyé commun, Kofi Annan", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.

M. Ihsanoglu, à la tête d'une organisation qui regroupe 57 membres, a également soutenu la demande arabe, estimant que "chaque seconde qui passe augmente le nombre de victimes innocentes" en Syrie, où les troupes du régime combattent la révolte populaire et l'insurrection.

Il a également exprimé la crainte que le Liban ne soit "entraîné à nouveau dans la guerre civile". "Il est nécessaire d'arrêter le conflit et les combats en Syrie, sinon les choses vont se développer dangereusement".

La révolte en Syrie exacerbe les tensions au Liban, et 14 personnes ont été tuées depuis samedi dans des affrontements entre partisans et opposants au régime syrien dans la ville de Tripoli (Liban-nord).

M. Ban se trouve à Jeddah pour assister à une réunion du conseil consultatif du Centre de l'ONU pour la lutte contre le terrorisme, basé dans cette ville.

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