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Zimbabwe: des réformes démocratiques doivent précéder un scrutin, selon certains

02/06/2012 07:38 EDT | Actualisé 02/08/2012 05:12 EDT

HARARE, Zimbabwe - Les leaders régionaux assurant la médiation au Zimbabwe affirment que des réformes démocratiques et constitutionnelles sont essentielles avant la tenue d'élections, l'an prochain.

La Communauté de développement d'Afrique australe a demandé au gouvernement de coalition du Zimbabwe de plancher sur une nouvelle constitution et de la soumettre à un référendum pour qu'elle réponde aux conditions de l'entente sur un partage du pouvoir, établies par le groupe en 2009, indiquait la communauté dans un communiqué, publié samedi.

Le médiateur en chef, le président sud-africain, Jacob Zuma, contribuera à l'élaboration d'un calendrier électoral, a aussi fait savoir le groupe à l'issue d'un sommet tenu vendredi à Luanda, la capitale de l'Angola. Le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, et son premier ministre, Morgan Tsvangirai, ont pris part au sommet.

Le président Mugabe a déclaré vouloir des élections cette année pour mettre fin au gouvernement de coalition en difficultés.

Le coordinateur d'une alliance pour les groupes démocratiques du Zimbabwe, Dewa Mavihinga, a néanmoins indiqué que le scrutin devrait se tenir en mars 2013. Le parti de M. Mugabe a lui-même reconnu que des élections n'étaient pas possibles cette année, bien que le président ait affirmé au quotidien The Herald qu'il tenait à ce que le vote soit tenu en 2012.

Le quotidien, contrôlé par des fidèles du président Mugabe, a aussi rapporté les propos de leaders régionaux se prononçant en faveur de la tenue d'un vote d'ici les 12 prochains mois.

Un comité de législateurs du Zimbabwe a proposé qu'un référendum sur la nouvelle constitution soit tenu d'ici septembre, au plus tôt. Le ministère des Finances, dirigé par le parti de M. Tsvangirai, a toutefois soutenu que les fonds publics ne pourraient soutenir deux scrutins aux dates trop rapprochées l'une de l'autre.

Lors de son passage au Zimbabwe la semaine dernière, la haute commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, a prévenu qu'un scrutin trop hâtif et sans réformes pourrait fort probablement déclencher des violences et des morts semblables à celles ayant marqué les élections de 2008.

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