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L'Iran critique la Turquie, l'Arabie et le Qatar sur le dossier syrien

02/06/2012 08:26 EDT | Actualisé 02/08/2012 05:12 EDT

Un important conseiller du Guide suprême iranien a accusé samedi la Turquie, l'Arabie saoudite et le Qatar de "servir les intérêts" des Etats-Unis et d'Israël en Syrie, et lancé une mise en garde voilée à Ankara sur une possible détérioration des relations avec l'Iran.

"Les Américains, les Israéliens, quelques pays européens et certaines nations du Golfe persique, notamment le Qatar et l'Arabie saoudite, ont chargé la Turquie de réaliser leur objectif qui est de renverser le régime de Bachar al-Assad afin de préserver le régime sioniste", a affirmé le général Yahya Rahim Safavi, ancien commandant en chef des Gardiens de la révolution devenu principal conseiller militaire du Guide de la République islamique Ali Khamenei.

En soutenant l'insurrection contre le régime de Damas, principal allié de l'Iran dans la région, "le Qatar, l'Arabie saoudite et la Turquie servent les intérêts américains et sionistes en cherchant à affaiblir l'axe de la résistance (NDLR: à Israël) rassemblant l'Iran, la Syrie et le Hezbollah" libanais, a ajouté le général Rahim Safavi dans une interview à l'agence Fars.

Bien que la Turquie soit "un rival stratégique de l'Iran", les relations irano-turques sont "bonnes", a-t-il estimé.

Mais "nous espérons que l'Amérique et les sionistes ne parviendront pas à les altérer", a-t-il ajouté dans ce qui résonne comme un avertissement.

Les relations entre la Turquie et l'Iran, bien qu'en plein développement sur le plan économique, traversent une période de tensions du fait notamment de la crise syrienne dans laquelle Ankara s'est fortement engagé pour le renversement du régime de Bachar al-Assad, soutenu au contraire farouchement par Téhéran.

L'opposition syrienne accuse l'Iran de fournir armes et assistance militaire à Damas, tandis que Téhéran porte la même accusation contre les pays occidentaux et les monarchies du Golfe accusés d'armer les rebelles avec la complicité d'Ankara.

La crise syrienne a également exacerbé les nombreux conflits politiques, religieux ou de souveraineté opposant les monarchies du Golfe et l'Iran, dont les relations sont au plus bas depuis le déclenchement du Printemps arabe début 2011.

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