Morts au Liban dans des heurts entre pro et anti-Assad

Publication: Mis à jour:
Des troupes de l'armée libanaise patrouillent le quartier majoritairement sunnite de Bab el-Tebbaneh à Tripoli (Liban), peu après des échanges de tirs, le 2 juin 2012. (AFP)
Des troupes de l'armée libanaise patrouillent le quartier majoritairement sunnite de Bab el-Tebbaneh à Tripoli (Liban), peu après des échanges de tirs, le 2 juin 2012. (AFP)

Tripoli (Liban), 2 juin 2012 (AFP) - Dix personnes ont été tuées et 31 autres blessées samedi dans des échanges de tirs entre partisans et opposants au régime syrien à Tripoli, la principale ville du nord du Liban, selon un nouveau bilan communiqué par une source des services de sécurité.

Des fusillades sporadiques ont éclaté à partir de minuit et des roquettes ont été tirées, poussant des familles à fuir leur domicile, a précisé cette source, ajoutant que les heurts se poursuivaient par intermittence.

Les heurts ont opposé des habitants du quartier de Bab el-Tebbaneh, majoritairement sunnite et hostile au régime syrien de Bachar al-Assad, et ceux de Jabal Mohsen, plutôt alaouite et sympathisant de ce régime.

Une femme et son fils ont été tués par une roquette tirée sur Bab el-Tebbaneh, a précisé la source.

Au moins cinq personnes ont été blessées à Jabal Mohsen.

L'armée, déjà très présente dans la zone, devait se déployer à Jabal Mohsen, et la police à Bab el-Tebbaneh.

Tripoli a déjà été secoué à la mi-mai par une semaine de heurts entre ces pro et anti-Assad, qui avaient fait 10 morts.

L'armée est intervenue le 15 mai prenant position dans la rue de Syrie, qui sépare les deux quartiers, avant de se déployer à l'intérieur des quartiers.

La révolte en Syrie exacerbe les tensions au Liban, qui a connu 30 ans d'hégémonie syrienne et reste profondément divisé entre adversaires et partisans d'Assad. Les autorités évitent de prendre position face au conflit syrien.

Après les premières violences à Tripoli mi-mai, les incidents se sont étendus à Beyrouth, où deux personnes ont été tuées le 21 mai, après la mort d'un dignitaire sunnite hostile au régime syrien tué par l'armée.