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Les candidats à la présidentielle divisés sur le verdict du procès Moubarak

02/06/2012 09:13 EDT | Actualisé 02/08/2012 05:12 EDT

Le candidat islamiste à la présidentielle égyptienne a estimé samedi que le verdict dans le procès du président déchu Hosni Moubarak était une "farce", son rival et ex-premier ministre du raïs appelant à l'inverse à respecter le jugement.

Le candidat des Frères musulmans, Mohammed Morsi, "estime que le verdict est une farce et demande un nouveau procès avec les preuves nécessaires en vue d'une juste punition", écrit la confrérie islamiste sur son compte twitter.

Les Frères, première force politique d'Egypte, ont également appelé à des manifestations de masse pour protester contre l'acquittement de six hauts responsables de la sécurité dans le procès pour meurtre de manifestants, dans lequel Hosni Moubarak a été condamné à la prison à vie.

"Si les chefs de la police sont innocents, alors qui a tué les manifestants?" lors de la révolte du début 2011 qui a fait officiellement quelque 850 morts, a dit à l'AFP un haut responsable des Frères, Mahmoud Ghozlan, en ajoutant que la confrérie appelait à manifester à travers l'Egypte.

"Si les preuves on été insuffisantes devant la cour, alors les services qui ont dissimulé les preuves doivent être jugées", ont également indiqué les Frères musulmans dans un communiqué publié sur leur site internet.

"L'importance de ce verdict est que le chef du régime et le ministre de l'Intérieur sont tombés, mais les autres sont toujours là", ont-t-il ajouté.

Le verdict intervient entre les deux tours de l'élection présidentielle, la première depuis la chute de M. Moubarak. Le second tour est prévu les 16 et 17 juin.

L'autre prétendant à la présidence, Ahmad Chafiq, qui fut le dernier Premier ministre de M. Moubarak, a quant à lui affirmé que les décisions de justice "doivent être acceptées", y compris l'acquittement des six hauts responsables de la sécurité.

"Le général Ahmad Chafiq a indiqué (...) qu'en tant que candidat à la présidence de la République il insistait sur (la nécessité) d'accepter toutes les décisions de justice", a rapporté l'agence officielle Mena.

"Il n'est pas de notre droit de faire des commentaires sur les décisions de justice, mais le verdict signifie que personne n'est au-dessus du fait qu'il faille rendre des comptes si la loi en a décidé ainsi", a-t-il poursuivi.

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