NOUVELLES

Le président Barack Obama rentre chez lui. Pour seulement une nuit.

02/06/2012 10:33 EDT | Actualisé 02/08/2012 05:12 EDT

CHICAGO - Le président américain Barack Obama voulait simplement rentrer à la maison. Pas la Maison-Blanche, à Washington; il désirait plutôt retrouver sa demeure dans le quartier Kenwood/Hyde Park, près de l'Université de Chicago, dans la Ville des vents.

Cela faisait plus d'un an que le président Obama n'avait pas passé une nuit chez lui, et il semblait déterminé à le faire, vendredi, après une longue journée sur la route. Samedi, M. Obama semblait satisfait après une bonne nuit de sommeil, alors qu'il allait rendre visite à son vieil ami Marty Nesbitt.

Difficile de blâmer le président pour vouloir se détendre après une journée comme celle de vendredi. Pas avec des statistiques sur l'emploi qui pourraient menacer son poste. Le voici donc, seul chez lui, avec ses pensées et un détachement d'agents de sécurité. Sa femme, Michelle, et ses deux filles ne se joindront pas à lui.

Le président se languissait de passer du temps chez lui depuis un bon moment. Le mois dernier, alors qu'il se trouvait à Chicago pour un sommet de l'OTAN, le chef d'État américain ne pouvait même pas attraper un taxi pour se rendre dans sa maison.

«Même si j'étais à 15 minutes de chez moi, personne ne voulait me laisser partir», a-t-il dit lors d'une conférence de presse post-sommet. «Je pensais pouvoir dormir dans mon propre lit ce soir. On m'a cependant dit que j'empirerais les conditions routières. Alors j'ai dormi à l'hôtel.»

La dernière visite du président Obama à la demeure familiale remonte à janvier. Et encore, ce n'était que pour quelques heures, pas pour y passer la nuit.

Si vous possédiez une belle maison avec une hypothèque entre 500 000 $ US et 1 million $ US à un taux de 5,265 pour cent (selon son rapport financier de 2011), vous désireriez peut-être y passer une nuit ou deux. Le dernier séjour présidentiel pour y passer la nuit remonte à avril 2011, lorsqu'il était à Chicago pour y amasser des fonds.

Une autre collecte de fonds était en cours dans la ville natale de M. Obama, vendredi, avec trois événements prévus à l'intérieur d'un intervalle de quatre heures. Le président a ainsi ajouté au moins 3,5 millions $ US au 1,8 million $ US déjà recueilli plus tôt, vendredi, à Minneapolis.

L'appréciation démontrée par des donateurs fortunés est cependant bien peu de choses comparativement au mauvais rapport sur l'emploi publié par le département du Travail. Seulement 69 000 emplois ont été créés en mai, en plus d'une hausse du taux de chômage à 8,2 pour cent, la première augmentation en près d'un an.

Si le président Obama n'avait aucun moyen de connaître les détails du rapport sur la création d'emploi, il a toutefois pensé à la possibilité que son temps à la Maison-Blanche ne soit en train de fuir. Lors d'une cérémonie organisée jeudi pour le dévoilement du portrait de l'ex-président George W. Bush, M. Obama a parlé des différents rôles de la Maison-Blanche en tant que bureau, musée vivant et «symbole persistant de notre démocratie».

«Je crois qu'il est normal de dire que tous les présidents savent pertinemment que nous ne sommes que des résidants temporaires. Nous sommes des locataires», a-t-il déclaré.

PLUS:pc