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Quatre organisations humanitaires étrangères expulsées du Soudan (source gouvernementale)

01/06/2012 05:23 EDT | Actualisé 01/08/2012 05:12 EDT

Le Soudan a expulsé quatre organisations humanitaires étrangères opérant dans l'est du pays, a déclaré vendredi à l'AFP une source au sein de la Commission des affaires humanitaires (HAC) du gouvernement.

La Commission "a décidé d'expulser quatre ONG internationales travaillant dans l'est du Soudan car elles n'ont pas mené à bien leurs projets", a affirmé la source s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.

Parmi ces ONG, il a cité Save the Children Suède, GOAL (Irlande) et une organisation humanitaire japonaise.

"Il y a également une faiblesse dans ces ONG internationales", a ajouté la source sans plus de précisions.

"Il n'y a pas eu d'explication à cela", a indiqué une source diplomatique selon qui le gouvernement soudanais cherche uniquement à mettre fin aux activités des organisations humanitaires dans l'est du Soudan, non pas dans le reste du pays.

Cette source ayant requis l'anonymat a confirmé que GOAL et Save the Children Suède figuraient parmi les organisations touchées par la décision de Khartoum.

Une source humanitaire étrangère a pour sa part indiqué que les autorités avaient signifié à son ONG et à d'autres leur souhait de voir leurs activités cesser dans l'est du Soudan.

"Cela est correct. Nous avons reçu une lettre" jeudi, a confirmé la source.

Une autre source diplomatique a identifié l'organisation japonaise comme étant AAR (Association for Aid and Relief).

"HAC a rejeté la demande d'AAR de commencer à travailler dans l'est" du Soudan, a indiqué la source. "Cela est totalement différent d'une expulsion".

La semaine dernière, Médecins Sans Frontières-Espagne avait accusé le gouvernement soudanais d'avoir bloqué l'envoi de médicaments destinés au Darfour, une région en guerre civile de l'ouest du Soudan, laissant 100.000 personnes sans soins de santé vitaux.

Aucun médicament n'a pu être acheminé dans la zone du Jebel Sid depuis septembre, conduisant MSF à suspendre ses activités dans l'hôpital local de Kaguro, avait indiqué à l'AFP Olivier Fauritte, chef de MSF-Espagne au Soudan.

"Le gouvernement du Soudan ne nous a pas donné de raison claire à sa décision de ne pas autoriser la cargaison à parvenir au projet de Jebel Sid", avait-il ajouté précisant que MSF était le seul fournisseur de services médicaux dans la zone.

Khartoum a invoqué des raisons de sécurité pour justifier ses décisions de contrôler de près l'accès des agences humanitaires internationales au reste du pays, aux Etats du Nil Bleu et du Kordofan-Sud où il fait face à des insurrections depuis un an.

L'ONU a prévenu depuis plusieurs mois de la nécessité d'ouvrir l'accès aux zones en guerre au Nil Bleu et au Kordofan-Sud --y compris dans les régions contrôlées par les rebelles-- pour empêcher une aggravation de la situation humanitaire.

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