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Obama à l'origine d'une augmentation des cyberattaques contre l'Iran (presse)

01/06/2012 01:06 EDT | Actualisé 01/08/2012 05:12 EDT

Le président américain Barack Obama est à l'origine d'une augmentation des cyberattaques contre le programme nucléaire iranien et cela même après que le puissant virus informatique Stuxnet eut été accidentellement découvert en 2010, affirme vendredi le New York Times.

Ces attaques, commencées sous la présidence de George W. Bush sous le nom de code "Olympic Games", sont les premières d'envergure a avoir été lancées par les Etats-Unis contre un pays, affirme le quotidien.

Le programme aurait utilisé des codes malveillants mis au point par Israël, ajoute le New York Times, qui précise que son article se fonde sur une série d'entretiens menés pendant 18 mois avec d'anciens et d'actuels responsables américains, européens et israéliens, tout en s'inspirant du livre du journaliste David Sanger "Confront and Conceal : Obama's Secret Wars and Surprising Use of American Power", qui doit être publié la semaine prochaine.

Les cyberattaques, qui visaient à empêcher Téhéran de mettre au point l'arme nucléaire et à éviter une attaque préventive d'Israël contre l'Iran, ont fortement perturbé l'installation nucléaire de Natanz, indique le journal.

Cependant, de hauts responsables de l'administration américaine avaient envisagé d'y mettre un terme après qu'un élément du programme se fut pendant l'été 2010 "échappé" de l'installation pour apparaître dans les systèmes informatiques de plusieurs autres pays, assure le New York Times, citant le virus Stuxnet.

Mais le président Obama avait finalement ordonné la poursuite de l'attaque, et une semaine après la découverte de Stuxnet, une nouvelle version du programme avait mis temporairement hors service 1.000 des 5.000 centrifugeuses iraniennes de l'époque, indique le quotidien.

Pendant longtemps les experts ont soupçonné Stuxnet d'être l'oeuvre des Etats-Unis et d'Israël, mais aucun des deux pays ne l'a jamais reconnu.

Un porte-parole du Pentagone, le capitaine John Kirby, s'est refusé vendredi à commenter dans le détail l'article du New York Times, mais a indiqué que le président Obama et le secrétaire à la Défense Leon Panetta avaient fait des cyberattaques une priorité.

"Comme nous l'avons dit à de nombreuses reprises, et le président et le secrétaire (à la Défense) ont été clairs là-dessus, les cyberattaques constitutent un domaine que nous devons surveiller et réévaluer constamment, ainsi que nous devons tenter d'améliorer l'éventail des options dont nous disponsons dans le cyberespace", a indiqué le porte-parole.

L'Iran, soupçonné par les Occidentaux et Israël de chercher à se doter de l'arme nucléaire, insiste depuis toujours sur le caractère pacifique de son programme nucléaire.

L'article du New York Times intervient alors que l'éditeur russe de logiciels antivirus Kaspersky Lab a annoncé lundi avoir identifié un nouveau virus au potentiel destructeur inégalé, baptisé Flame ou Flamer, et utilisé comme une "cyberarme" contre plusieurs pays.

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